Adeline BALDACCHINO

© Claude Godfryd

Adeline Baldacchino, née en 1982, aime la vie, les mots, parfois les chiffres et, plus que tout, le monde.
Elle écrit depuis qu’elle sait tenir un crayon, voyage beaucoup, chemine entre littérature, philosophie et poésie.
Elle est notamment l’auteure d’une biographie poétique de Max-Pol Fouchet, le feu la flamme, parue en 2013 aux éditions Michalon ainsi que des 33 poèmes composés dans le noir (pour jouer avec la lumière) en 2015 et 13 poèmes composés le matin (pour traverser l’hiver) paru en 2017, tous deux aux éditions Rhubarbe.
Son premier roman Celui qui disait non est paru aux éditions Fayard en janvier 2018.

Liens externes :
http://adelinebaldacchino.com/
https://www.fayard.fr/celui-qui-disait-non-9782213705941
http://www.editions-rhubarbe.com/13poemes.htm


Celui qui disait non
Fayard – Janvier 2018
Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres.
Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission.
Ce roman est leur tombeau, dédié aux vivants qui voudraient se souvenir de l’avenir.


13 poèmes composés le matin (pour traverser l’hiver)
Editions Rhubarbe – 2017
Il y a des hivers de l’âme et des brumes sans répit, des ombres qui passent entre le temps qui nous reste et la joie qui nous échappe.
Il y a des hivers de l’âme où tout croule dans le grand froid qui s’empare de nos rêves.
Il y a des hivers de l’âme et des petits matins sans fond qu’on traverse à coups de rames et les mots se muent en avirons de fortune, en barcasses pour Prométhée – le feu qu’on vole, le foie qu’on nous dévore, les grands vautours noirs qui tournent et puis nous qui construisons des nids pour nos mirages.


33 poèmes composés dans le noir (pour jouer avec la lumière)
Editions Rhubarbe – 2015
« Trente-trois, j’en ai voulu trente-trois, sans doute pour l’âge de mourir bien ou de vivre encore mieux » nous dit l’auteure à la fin de son recueil. 33, donc, comme l’heure de faire un point, presque photographique, sur une mythologie du corps et de l’âme qui tente sans cesse d’explorer les « mécaniques du désir / à recommencer le monde ».
Cheminant à tâtons dans le noir, comme on traverse la nuit pour atteindre l’aube, Adeline Baldacchino nous emmène dans un étrange périple entre Samarcande et Pégase, Simourgh et Phénix, Marco Polo et Diogène, l’étoile de mer et le bateau ivre, dans l’impatience, la colère et la soif recommencées, jusqu’à ce que résonne enfin comme une clameur de soleil levant et de feu nouveau.
Poésie pour l’insomnie et les fantômes, pour la jouissance et pour la braise, pour le sable et pour « les ailes qu’on doit se faire pousser dans le dos », cette errance nocturne invoque, dans le grand écart du désespoir à la jubilation, le pouvoir des mots qui ne sauvent pas mais réinventent. Et le numérologue de remarquer alors, triomphant, que 33 n’est qu’un 8 en kit, autant dire un infini en devenir.

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