Agnès CLANCIER

Photo © J. Foley

De parents enseignants, Agnès Clancier passe son enfance en Limousin, notamment à Nantiat, et fait ses études secondaires à Limoges. Ancienne élève de l’IRA de Bastia et de l’École nationale d’administration (promotion René-Char), elle a vécu à Paris et à Sydney en Australie, ainsi qu’au Burkina Faso.

Agnès Clancier est l’auteure de plusieurs romans, dont Port Jackson (Gallimard, 2007), d’un récit, Karina Sokolova, paru chez Arléa en 2014, d’un recueil de poèmes, Outback, disent-ils (Éditions Henry, 2017) et d’Une trace dans le ciel (Arléa, 2017), inspiré de la vie de Maryse Bastié, aviatrice et résistante.

Son dernier roman le corps de Sankara vient de paraître aux éditions du Rocher en mars 2020.

Liens externes :
site internet : http://www.agnes-clancier.com
https://www.editionsdurocher.fr/livre/fiche/le-corps-de-sankara-9782268103549

Le corps de Sankara
Editions du Rocher – Mars 2020

Daurat, la soixantaine, vient de décrocher un contrat au Burkina Faso. C’est sans doute son dernier poste et il cherche un nouveau sens à sa vie en se lançant dans un projet audacieux, l’exploitation d’une mine d’or. De son côté, Lucie, encore étudiante, se remet d’un chagrin d’amour en préparant un doctorat en sciences de l’environnement et rejoint, à Ouagadougou, une association humanitaire.

Le Corps de Sankara raconte le cheminement de deux déracinés, désireux de reprendre leur vie en main et confrontés à une réalité africaine éloignée de leurs repères. Bousculés dans leurs habitudes, ils s’attachent peu à peu à ce pays, y forgent des amitiés, jusqu’à ce que leurs destinées individuelles prennent un nouveau tournant, alors que la population se soulève.

 

 


Une trace dans le ciel
Arléa – Mai 2017
Elle s’efforce de vider son esprit. D’oublier ce qu’elle sait. Ce qu’elle a vécu ces derniers jours, ces derniers mois. Elle doit tout effacer. Tout sauf l’enfance, la jeunesse, l’amour, les défis, la folie, ce qui, d’elle, leur sera toujours inaccessible. Ce qui la rend invulnérable.
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944, une femme tente, dans la solitude de sa cellule, de surmonter sa peur pour affronter l’épreuve de la détention et des interrogatoires. Aviatrice célèbre pour avoir, dans les années trente, battu de nombreux records internationaux, elle se remémore les moments heureux de son existence et les êtres qu’elle a aimés, puisant dans ce voyage vers le passé la force dont elle a besoin.
Ce roman, inspiré de la vie de Maryse Bastié, héroïne de l’aviation, mais aussi engagée dans la résistance à l’occupant et dans la cause des femmes, nous plonge dans cette époque où des fous volants, de Mermoz à Hélène Boucher, ont laissé, souvent au péril de leur vie, des traces dans le ciel, ouvrant ainsi la voie à l’aviation moderne.

1ère sélection du Grand prix SGDL de la fiction 2018
Sélection prix Hervé Bazin 2018

Agnès Clancier, Karina SokolovaKarina Sokolova
Éditions Arléa, coll. 1er Mille – 01/2014
Lorsque la narratrice découvre celle qui deviendra sa fille, celle-ci a trois ans. Abandonnée à la naissance dans une rue glaciale, son état est désespéré puis lentement s’améliore. Rien ne permet de dire d’où elle vient. Elle est seulement une enfant trouvée. Mais le formidable appétit de vivre dont elle fait preuve force son destin. Après des années de solitude, sa vie bascule ce jour-là et elle devient en un instant une petite fille aimée et choyée.
Mais les choses sont-elles si simples ? Comment vit-on privé d’une partie de son histoire et comment combler ces manques sans qu’il en reste pour toujours quelque chose d’inconsolable ?
La vie seule peut répondre. Si elle est toujours un pari, il est quelquefois plus risqué que d’autres. Karina a grandi. Comme toutes les adolescentes de son âge, sa vie est faite de rêves et de questions.
Agnès Clancier, avec beaucoup de délicatesse, nous raconte l’histoire d’une relation mère fille exceptionnelle, sorte de chemin d’amour où chacune apporte à l’autre ce qui lui manque.


Port Jackson
Gallimard – Février 2007
« »Elizabeth Murray, ce tribunal statue et ordonne que vous soyez transportée au-delà des mers, en un lieu que Sa Majesté, sur la recommandation du Conseil royal, jugera bon de désigner, à échéance de votre vie. »
À échéance de votre vie. Un lieu au-delà des mers. Les mots dansent la ronde dans ma tête, si fort que je n’entends plus rien. La porte de la cellule se referme derrière moi sans que j’aie le souvenir d’avoir quitté la salle du tribunal. Devant le regard de Mary-Coquette, ces mots sortent de ma bouche, portés par ma propre voix. « À échéance de votre vie. Un lieu au-delà des mers. » Elle répète avec moi : « À échéance de votre vie. » Elle a reçu une sentence de sept années, comme beaucoup d’autres, mais la transportation pour sept ans, quatorze ans ou pour l’échéance de votre vie, cela ne fait pas grande différence, quand la mort rôde et prélève autour de vous un tribut quotidien.
Nous ne savons rien de l’au-delà des mers.»

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