Agnès CLANCIER

Photo © J. Foley

De parents enseignants, Agnès Clancier passe son enfance en Limousin, notamment à Nantiat, et fait ses études secondaires à Limoges. Ancienne élève de l’IRA de Bastia et de l’École nationale d’administration (promotion René-Char), elle a vécu à Paris et à Sydney en Australie, ainsi qu’au Burkina Faso.
Ses trois premiers romans : Murs, (2000), L’Île de Corail (2001), Le Pèlerin de Manhattan (2003) ont été publiés aux Éditions Climats.
L’Australie lui a inspiré deux ouvrages:
– Port Jackson, roman publié en 2007 chez Gallimard, dans la collection Blanche, décrit l’installation des Européens en Australie en 1788, par la voix d’une jeune prisonnière anglaise, Elizabeth Murray.
– Outback, disent-ils, recueil de poèmes publié aux Éditions Henry en 2017, évoque l’histoire des Aborigènes, leur culture et leur spiritualité, les liens qu’ils entretiennent avec leur terre et leur place dans le monde contemporain.
Karina Sokolova, récit paru en 2014 aux Éditions Arléa, traite des thèmes de l’adoption et de la transmission familiale.
Son septième livre, Une trace dans le ciel (Arléa, 2017), est un roman inspiré de la vie de Maryse Bastié, aviatrice et résistante.
(Source :Wikipédia)

Liens externes :
site internet : http://www.agnes-clancier.com
Facebook : http://www.facebook.com/agnes.clancier
Twitter: @AgnesClancier
https://www.youtube.com/watch?v=g-RPDpTE7KA
https://www.arlea.fr/Karina-Sokolova


Une trace dans le ciel
Arléa – Mai 2017
Elle s’efforce de vider son esprit. D’oublier ce qu’elle sait. Ce qu’elle a vécu ces derniers jours, ces derniers mois. Elle doit tout effacer. Tout sauf l’enfance, la jeunesse, l’amour, les défis, la folie, ce qui, d’elle, leur sera toujours inaccessible. Ce qui la rend invulnérable.
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944, une femme tente, dans la solitude de sa cellule, de surmonter sa peur pour affronter l’épreuve de la détention et des interrogatoires. Aviatrice célèbre pour avoir, dans les années trente, battu de nombreux records internationaux, elle se remémore les moments heureux de son existence et les êtres qu’elle a aimés, puisant dans ce voyage vers le passé la force dont elle a besoin.
Ce roman, inspiré de la vie de Maryse Bastié, héroïne de l’aviation, mais aussi engagée dans la résistance à l’occupant et dans la cause des femmes, nous plonge dans cette époque où des fous volants, de Mermoz à Hélène Boucher, ont laissé, souvent au péril de leur vie, des traces dans le ciel, ouvrant ainsi la voie à l’aviation moderne.

1ère sélection du Grand prix SGDL de la fiction 2018
Sélection prix Hervé Bazin 2018

Agnès Clancier, Karina SokolovaKarina Sokolova
Éditions Arléa, coll. 1er Mille – 01/2014
Lorsque la narratrice découvre celle qui deviendra sa fille, celle-ci a trois ans. Abandonnée à la naissance dans une rue glaciale, son état est désespéré puis lentement s’améliore. Rien ne permet de dire d’où elle vient. Elle est seulement une enfant trouvée. Mais le formidable appétit de vivre dont elle fait preuve force son destin. Après des années de solitude, sa vie bascule ce jour-là et elle devient en un instant une petite fille aimée et choyée.
Mais les choses sont-elles si simples ? Comment vit-on privé d’une partie de son histoire et comment combler ces manques sans qu’il en reste pour toujours quelque chose d’inconsolable ?
La vie seule peut répondre. Si elle est toujours un pari, il est quelquefois plus risqué que d’autres. Karina a grandi. Comme toutes les adolescentes de son âge, sa vie est faite de rêves et de questions.
Agnès Clancier, avec beaucoup de délicatesse, nous raconte l’histoire d’une relation mère fille exceptionnelle, sorte de chemin d’amour où chacune apporte à l’autre ce qui lui manque.


Port Jackson
Gallimard – Février 2007
« »Elizabeth Murray, ce tribunal statue et ordonne que vous soyez transportée au-delà des mers, en un lieu que Sa Majesté, sur la recommandation du Conseil royal, jugera bon de désigner, à échéance de votre vie. »
À échéance de votre vie. Un lieu au-delà des mers. Les mots dansent la ronde dans ma tête, si fort que je n’entends plus rien. La porte de la cellule se referme derrière moi sans que j’aie le souvenir d’avoir quitté la salle du tribunal. Devant le regard de Mary-Coquette, ces mots sortent de ma bouche, portés par ma propre voix. « À échéance de votre vie. Un lieu au-delà des mers. » Elle répète avec moi : « À échéance de votre vie. » Elle a reçu une sentence de sept années, comme beaucoup d’autres, mais la transportation pour sept ans, quatorze ans ou pour l’échéance de votre vie, cela ne fait pas grande différence, quand la mort rôde et prélève autour de vous un tribut quotidien.
Nous ne savons rien de l’au-delà des mers.»

Ce contenu a été publié par admin. Mettez-le en favori avec son permalien.