Amandine DHÉE

 

Portrait copyright Maud Bernos

Amandine Dhée est écrivaine et comédienne. L’émancipation, notre rapport à autrui et à notre environnement de vie sont les thèmes récurrents qui marquent son travail, distingué par le prix Hors Concours pour La femme brouillon en 2017.

Son besoin d’exploration des formes l’amène régulièrement sur scène pour partager ses textes lors de lectures musicales ou encore pour y interpréter un rôle dans l’adaptation de ceux destinés au théâtre.

COLLABORATION

Artiste associée des résidences de création En Aparté 2010 mises en place par La Contre Allée, aux côtés de Carole Fives et Louise Bronx.

Artiste en résidence à Bailleul et création du projet La littérature ça n’arrive pas qu’aux autres. De janvier à avril 2015, elle a proposé des activités autour de la littérature. Ce projet a abouti à la création d’un livre conçu avec les habitants de Bailleul.

(Source : La Contre Allée)

 

Lien externe :

 

https://www.lacontreallee.com/auteurs/amandine-dhee

 

A mains nues

Editions La Contre Allée – Janvier 2020

Dans À mains nues, Amandine Dhée explore la question du désir à la lumière du parcours d’une femme et de ses expériences sexuelles et affectives. Comment devenir soi-même dans une société où les discours tout faits et les modèles prêts à penser foisonnent? La narratrice revisite toute sa vie, de l’ enfance à l’âge adulte et se projette à l’âge de la vieillesse.

La réflexion féministe apparaît à chacun de ces âges de la vie.

Amandine Dhée poursuit ainsi la réflexion entamée en 2017 avec La femme brouillon sur la représentation des femmes dans l’imaginaire collectif et leur émancipation.

 

La femme brouillon
Editions La Contre Allée – 2017

Le meilleur moyen d’ éradiquer la mère parfaite, c’ est de glandouiller. Le terme est important car il n’ appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’ inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’ est la subversion absolue.

Le jour où je refuse d’ accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.

« J’ai écrit ce texte pour frayer mon propre chemin parmi les discours dominants sur la maternité. J’ai aussi voulu témoigner de mes propres contradictions, de mon ambivalence dans le rapport à la norme, la tentation d’y céder. Face à ce moment de grande fragilité et d’immense vulnérabilité, la société continue de vouloir produire des mères parfaites. Or la mère parfaite fait partie des Grands Projets Inutiles à dénoncer absolument. Il m’a paru important de me positionner clairement en tant que féministe parce que je veux donner un éclairage politique à mon expérience intime.

J ’ai voulu un texte court. Plus que jamais, javais envie de tranchant, daigu, et surtout pas d’une langue enrobante ou maternante. »

Amandine Dhée

Tant de place dans le ciel
Tant de place dans le ciel
Editions La Contre Allée – Octobre 2015

« J’ai devant moi Clara, la meilleure trayeuse de l’ année 1945, diplôme à l’appui. Elle sera la première des voix qui composera le portrait de ce territoire. D’autres suivront, j’aurai la chance de me voir offrir du temps et du café. »
En résidence à Mons, en Belgique, ville francophone de la région wallone, Amandine Dhée a travaillé au sein des communes rurales environnantes qui la composent. Comme un clin d’œil au parc d’éoliennes de la plaine du Levant de Mons, considérées comme les plus puissantes au monde, Amandine Dhée, telle une girouette, se laisse guider par les vents pour proposer une forme de guide à travers le territoire du Grand Mons et nous emmener à la rencontre de ses habitants.
Déambulation, enquête, rencontres… Amandine Dhée nous livre ici sa vision d’un territoire qu’elle découvre par la voix de ses habitants.
Chaque paragraphe est dédié à l’habitant et au sujet qu’il a souhaité évoquer, en lien avec son territoire (jeunesse désœuvrée, nature, relations de voisinage, etc.). La voix de l’auteure vient se glisser entre les témoignages comme pour nous livrer ses impressions, ses constats et interrogations avec l’humour et la malice qu’on lui connaît.
Au fil des témoignages reflétant la diversité des habitants et de leurs préoccupations, se dessine un portrait composite de la vie rurale, comme l’annonce l’auteure, on parlera du comité des fêtes, de la gendarmerie nationale, du club des jeunes du curé, de Facebook, de l’usine et de cambriolages…

Et puis ça fait bête d’être triste en maillot de bain
Éditions La Contre Allée – 2013
Jeune adulte, aujourd’hui écrivaine, la narratrice s’interroge sur l’histoire qui l’a façonnée avec laquelle elle doit encore composer aujourd’hui. Elle se remémore les épisodes marquants de sa vie tout en questionnant ses choix les plus récents.
Et puis ça fait bête d’être triste en maillot de bain pourrait bien être le parcours d’une émancipation à travers les âges et les usages. Une confrontation aux codes déterminés, inculqués pour le bien-être de chacun à l’école, dans la famille ou encore dans le monde du travail et qui, selon Amandine Dhée, s’avèrent ressembler davantage à des promesses désespérées et mensongères plutôt qu’à un réel cheminement épanouissant. Et ça commence à la naissance, premier chapitre, où déjà le regard des autres pèse : « Elle est laide, aurait dit ma grand-mère lorsque je suis venue au monde. »
Le lecteur suit à la fois le parcours de la narratrice dans une histoire qu’elle souhaite faire sienne et sa réflexion à propos d’une écriture naissante, qui s’affirmeront simultanément. L’enfant devient l’adulte que la narratrice a choisi d’être.
Souvent bref, les chapitres s’enchaînent avec la force évocatrice d’un Haïku. Quelques mots suffisent à Amandine Dhée pour installer le décor et la complexité des sentiments.
Une écriture miroir où, tout comme la narratrice, l’on se réfléchit, chapitre après chapitre.
On retrouve l’humour piquant qu’on connaissait de ses précédents ouvrages.

Ça nous apprendra à naître dans le Nord

Ça nous apprendra à naître dans le Nord
Avec Carole Fives
Editions La Contre Allée – Octobre 2011

« —  J’ai une de ces pressions… Et mes ancêtres besogneux qui n’ont toujours pas quitté mon bureau.
— T’as des ancêtres ouvriers, toi ?
— Quand t’es née dans le Nord, t’as forcément des ouvriers qui se raccrochent désespérément aux branches de ton arbre généalogique, un sandwich à l’omelette à la main. »
Les tribulations de deux auteures au caractère bien trempé, aux prises avec une commande d’écriture à quatre mains sur un quartier à l’histoire ouvrière en berne.
On s’amuse des rendez-vous ritualisés qu’elles se fixent dans tous les cafés du coin pour y faire le point sur l’avancée de leurs investigations. Un comique de situation largement exploité dans leurs échanges à bâtons rompus autour d’une histoire en train de s’écrire, de personnages en mal de dramaturgie, ou encore de conflits d’égo…
Les difficultés de l’exercice de la commande sont traitées au fil de dialogues doux amers vivifiants qui nous invitent dans l’envers du décor.  Si la fiction s’inscrit ici dans une forme de réalité, c’est bien elle qui l’emporte, au final.
Une adaptation est disponible gratuitement avec l’ouvrage, à télécharger sur le site internet de La Contre Allée à l’aide de mots clés inscrits au sein de l’ouvrage.

 

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