Corine Sombrun

Née en 1961, Corine Sombrun passe son enfance en Afrique au Burkina Faso.
Après ses études en France, elle s’installe en 1999 à Londres où elle travaille comme pianiste et compositrice, puis réalise des reportages pour BBC World Service, dans le cadre d’un programme sur les religions.
En 2001, au cours d’un reportage en Mongolie, le son du tambour utilisé par le chamane Balgir la fait accéder à un état de transe qu’elle ne peut contrôler. Balgir lui annonce qu’elle a le « don » et que « sa voie » sera de développer ses capacités chamaniques. Elle passera ainsi plusieurs mois par an auprès de Enkhetuya, chamane de l’ethnie des Tsaatans, chargée de lui transmettre cette connaissance et deviendra après huit années d’apprentissage, la première femme chamane occidentale.
En 2005, elle part au Nouveau Mexique rencontrer Harlyn Geronimo, medicin-man et arrière petit-fils du célèbre guerrier Apache. Ensemble, ils vont échanger leurs connaissances respectives sur les traditions Apaches et Mongoles et faire un voyage-pèlerinage jusqu’au lieu de naissance de Geronimo.
Poursuivant ses recherches sur la migration des peuples de Mongolie, elle se rend en 2008 en Alaska, où elle entre en contact avec les Indiens Athabaskans, ancêtres des Apaches et descendants supposés des Mongols, puis en 2010, en Laponie Arctique, où elle rencontre les Samis.
En 2011, suite à la rencontre avec le chef indien Almir Narayamoga Surui autour d’un projet théâtral initié par la comédienne Agnès Soral, marraine de l’Association Aquaverde et son président, Thomas Pizer, elle se rend en Amazonie.
Parallèlement à ses voyages d’études et à l’écriture de ses livres, Corine Sombrun est compositrice, conférencière et elle collabore depuis 2006 avec différents chercheurs au premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences.

Liens externes

 

Sauver la planète
Le message d’un chef indien d’Amazonie

Éditions Albin Michel – 2015
Corine Sombrun se fait la plume d’Almir Narayamoga Surui, afin de raconter l’histoire d’un peuple et le destin d’un homme devenu représentant de la cause des Indiens Suruí et de la sauvegarde des ressources naturelles de la planète.
Né en 1974, cinq ans après la visite du premier homme blanc dans le territoire des Indiens Suruí, au nord-ouest du Brésil,  Almir Surui, devenu chef de son clan à dix-sept ans a été le premier Suruí à faire des études à l’université. Diplômé de biologie, il s’est engagé dans la défense de ses terres ancestrales. Son combat contre la déforestation a fait de lui l’ennemi de nombreux exploitants forestiers qui en 2007, ont placé un premier contrat de 100 000$ sur sa tête. Soutenu par une ONG écologiste, il a pu se réfugier en Californie où il a souhaité rencontrer les dirigeants de Google et leur présenter son projet : utiliser Google Earth pour montrer la détérioration galopante de la forêt amazonienne, ses conséquences pour l’environnement de la planète tout entière et celles, plus immédiates, pour les 400.000 Indiens du Brésil qui y vivent encore.
Récompensé en 2008 à Genève par le Prix des Droits de l’Homme, il est considéré comme l’un des plus grands activistes autochtones d’Amérique du Sud.  Prenant part à de nombreuses conférences internationales sur le changement climatique et le développement durable, il travaille également à présenter son projet de compensation carbone, consistant à demander aux plus gros pollueurs d’acheter des crédits-carbone qui pourraient permettre de financer la protection de la forêt amazonienne, le plus grand réservoir de biodiversité au monde avec 390 milliards d’arbres et 16.000 espèces animales.
Le livre, lettre ouverte d’Almir Suruí à ses enfants, au cas où il serait assassiné, alterne entre son parcours personnel, son combat contre la catastrophe écologique qui menace l’humanité et l’histoire et les traditions de son peuple, les Paiter-Surui.

 

Sélection
Prix Merlieux des Bibliothèques 2015

Les esprits de la steppe
Avec les derniers chamanes de mongolie
Albin Michel – 2012
Appartenant au peuple des Tsataans du nord de la Mongolie, Enkhetuya est née en 1957 dans la taïga de la région d’Ulaan Uul où ses parents élevaient des rennes, tout en pratiquant leurs rituels en secret (la République populaire mongole, sur le modèle soviétique, interdisant toute pratique arriérée et contraire à l’homme nouveau). Une enfance dure, primitive, autarcique, où elle rêve d’être institutrice. Mais sa mère, d’une lignée de chamanes, découvre vite ses dons. Formée par un grand maître, Enkhetuya devient une chamane puissante aux cérémonies très demandées pour soigner toute maladie ou supprimer les sorts. Quand Corine Sombrun la rejoint, elle vit encore avec sa famille dans un monde protégé de la modernité, où le respect de la nature et des rituels est omniprésent, où la dure vie d’éleveur de rennes est tributaire du climat, des prédateurs et des quotas de production imposés par l’Etat. Les années 2000, l’afflux des touristes, la voiture, la télé et le téléphone vont bouleverser l’équilibre de leur écosystème. Et ce que 70 ans de communisme n’avaient pas réussi à éradiquer, 10 ans d’économie de marché l’accomplit, aucun Tsataan n’échappe plus au dieu argent et à l’ère du marché planétaire.

Corine Sombrun évoque ici la vie d’Enkhetuya, la chamane qui l’a formée durant plus de dix ans aux rituels des peuples de la steppe. A la fois document ethnologique et récit biographique, ce livre retrace une histoire du chamanisme des années 1950 à 2010, avec les résultats du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences dont Corine Sombrun est à l’origine.

 
Fiche mise à jour pour l’édition 2015 de la Fête du Livre de Merlieux
 

Ce contenu a été publié par admin. Mettez-le en favori avec son permalien.