Ella BALAERT

Photo © D. Brisson

Ella Balaert est l’auteure d’une quinzaine de romans chez différents éditeurs et d’une quarantaine de nouvelles en revues. Elle est également critique littéraire. Ancienne élève de l’ENS, agrégée de lettres, elle a exercé différents métiers avant de se consacrer à l’écriture.

Liens externes :
https://ellabalaert.wordpress.com/
https://www.desfemmes.fr/auteur/ella-balaert/

 

 

Petit bouton de nacre
Cours toujours éditions – Mars 2018
Joli texte ciselé et sacrée histoire que cette saga familiale portée par trois générations de femmes de caractère, vibrantes de passions amoureuses, de colères et de désirs de liberté.
Hérémiti, la Polynésienne, femme de pêcheur de coquillages, qui, en 1947, a une brève liaison avec un patron de l’industrie nacrière de Méru (Oise) ;
Monique-Mohéa, sa fille « illégitime », qui grandit dans le Pacifique et, en quête de reconnaissance paternelle, viendra, en 1968, briser ses rêves dans l’entreprise de boutons de son père ;
sa fille, Poéma, qui parviendra à réconcilier les deux univers.
Une histoire sensuelle et parfois âpre, dont les élans romanesques, sous le soleil trompeur du Pacifique ou dans la poussière toxique des ateliers, sont rythmés par un petit bouton de nacre en forme d’hibiscus.


Prenez soin d’elle
Editions des femmes – Antoinette Fouque – Janvier 2018
Roman sélectionné pour le prix Louis Guilloux 2018
Prenez soin d’elle se déroule sous l’œil d’une chatte, Madame Kosta, enfermée dans l’appartement de sa maîtresse, Jo, qui se trouve dans le coma, à l’hôpital, après une tentative de suicide. Elle a laissé un message : « Prenez soin d’elle ». Ses proches, amie d’enfance, amant, frère, père… se trouvent alors requis par la bienveillante gardienne de l’immeuble de venir chez elle à tour de rôle pour honorer ce souhait, sans savoir si Jo survivra. Ces visites sont l’occasion pour chacun d’un retour sur soi pour tenter de comprendre ce qui n’a pas été, ce qu’ils n’ont pas vu, pas compris. Les personnages se révèlent à eux-mêmes, tombent le masque, recouvrent la mémoire et s’ouvrent aux autres, le sentiment de culpabilité libérant leur capacité à pardonner et à aimer. Il y aura bien une mort mais pas celle à laquelle l’on pouvait s’attendre. L’écriture infiniment sensible et toute en réserve d’Ella Balaert, alliée à une construction d’une rigueur quasi clinique, emporte loin dans les profondeurs du rapport à l’autre.


Placement libre
Editions des femmes – Antoinette Fouque – Octobre 2016
Une femme achète deux billets pour aller voir avec son ami, deux jours plus tard, une pièce de théâtre interprétée par un de ses acteurs préférés. Les billets sont en « placement libre ». À peine sont-ils imprimés que ces deux mots, pris dans les mailles d’associations douloureuses, réveillent son angoisse de n’avoir pas sa place ici-bas. Une partie d’elle regrette déjà cet achat. La narratrice est toujours en interrogation sur sa légitimité à occuper l’espace, à avoir une place sociale ou à réussir ses relations familiales et amoureuses. Elle ressent constamment un certain décalage. Elle est alors en passe de se décourager, de renoncer à se battre. Elle a quarante-huit heures pour décider que faire : de ses billets, d’elle-même…

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