Fabienne Juhel

Née en 1965 à Saint-Brieuc, Fabienne Juhel est professeur de lettres dans les Côtes-d’Armor et romancière.
Auteur d’une thèse sur le poète Tristan Corbière (1845-1875), elle a été commissaire de l’exposition qui a célébré la naissance du poète à Morlaix en 1995, et a été chargée en 2006, du contenu du site officiel Tristan Corbière de la ville.
Son premier roman, La Verticale de la lune, paru en 2005 chez Zulma a été réédité en 2014 chez Actes Sud dans la collection Babel.
Ses autres romans sont publiés aux éditions du Rouergue dans la collection La Brune : Les bois dormants (2007), À l’Angle du Renard (Prix Ouest France / Étonnants Voyageurs 2009), Les Hommes Sirènes (2011), Les Oubliés de la Lande (2012) et Julius aux alouettes (2014).
En 2015 elle publie La chaise numéro 14, son huitième roman.
Giono, Colette, Camus sont ses auteurs préférés.
 

La chaise numéro 14
Éditions Le Rouergue – 03/15
À la fin de la seconde guerre mondiale, à Saint-Brieuc, la jeune Maria Salaun est tondue par son ami d’enfance, Antoine, pour avoir vécu une histoire d’amour avec un officier allemand. Le commando de maquisards, débarquant dans une Jeep de l’armée américaine, impose à la jeune fille l’humiliation publique, en l’asseyant sur une chaise de bistrot, dans la cour de l’auberge de son père, devant la foule friande de spectacle.
Maria n’oppose aucune résistance, sauf celle de se présenter devant eux pieds nus, dans une robe de mousseline blanche, sa flamboyante chevelure rousse déployée. Sans pleurer ni baisser les yeux, elle se laisse tondre. Mais la honte va bientôt passer dans l’autre camp. Six noms sont sur sa liste…
Un portrait lumineux de jeune femme libre, ainsi qu’une réflexion sur la folie guerrière.

Fabienne Juhel dans les pas de Louis Guilloux
« En juin dernier, le magazine littéraire Le Matricule des Anges m’a commandé un article sur lui. Je me suis replongée dans une œuvre que je connaissais finalement assez mal ». L’intrigue de « La Chaise numéro 14 » est née de la lecture d’« O.K., Joe ! », dans lequel Louis Guilloux raconte son expérience d’interprète auprès des tribunaux militaires américains. « C’est mon livre préféré de Louis Guilloux », reconnaît Fabienne Juhel qui explique avoir voulu répondre à celui qui décrit le « spectacle » d’une chaise vide entourée de mèches de cheveux. Elle, a tout simplement voulu retrouver la femme d’après la tonte, de lui donner vie après cette petite mort.
© Le Télégramme –Lire l’article complet

 

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