Franck COURTES

Ancien photographe de métier, ayant capturé l’image des plus grandes stars de France et de Navarre, passionné jusqu’au bout des pellicules, Franck Courtès s’est jeté dans l’écriture il y a peu, timidement, sans prétention aucune, à l’image de son être.
Après son premier livre Autorisation de pratiquer la course à pied, un recueil de nouvelles publié en 2013 déjà chez JC Lattès et récompensé par le Prix de la Société des Gens de Lettres la même année, après Toute ressemblance avec le père paru en 2014 et Sur une majeure partie de la France en 2016, l’ancien photographe Franck Courtès revient en librairie avec son quatrième roman, La dernière photo, une fois encore publié chez JC Lattès. Un livre intime, personnel, en forme de testament et de témoignage sur toute une époque, toute l’évolution d’un art. De sa jeunesse aux dernières étincelles de passion pour la photographie, l’homme se livre et l’auteur exprime tout cela dans une langue brillante, qui tape et sonne juste de bout en bout.

Liens externes :
http://www.editions-jclattes.fr/la-derniere-photo-9782709660891
http://www.editions-jclattes.fr/sur-une-majeure-partie-de-la-france-9782709650588
http://www.editions-jclattes.fr/toute-ressemblance-avec-le-pere-9782709646550
http://www.editions-jclattes.fr/autorisation-de-pratiquer-la-course-pied-9782709642804


La dernière photo
JC Lattès – Avril 2018
« Pourquoi cherche-t-on avec autant d’empressement à occuper nos yeux, à détourner notre regard sur un ailleurs ? La photographie prend des allures d’occupant spirituel, elle menace d’éteindre la possibilité de réfléchir sans elle. C’est par elle aujourd’hui qu’on manipule le mieux les masses. Elle me fait peur. »
Ce sont ces mots, placés en fin d’ouvrage, qui expliquent la fin d’une profession, la fin d’un métier, de la pratique d’un art. Franck Courtès, à travers tout son livre, propose de suivre la chronologie de la photographie telle qu’il a pu avoir la chance de la pratiquer, jusqu’aux écueils modernes, trop modernes.
Dans un livre truffé d’anecdotes, de récits, de souvenirs et empli d’une vision toute entière sur un art qui se délite, Franck Courtès offre avec La dernière photo un ouvrage captivant, touchant par endroit et tellement utile. Quand la passion vire au cauchemar et tend à l’oubli, la faute à une époque qui va peut-être trop vite et brûle les étapes.

Sur une majeure partie de la France
Sur une majeure partie de la France
Editions JC Lattès – Janvier 2016

Comment raconter cette impression de dépossession quand je retourne à la campagne ? Une campagne où je n’ai pas grandi mais où j’ai fait grandir en moi, lors des weekends et des vacances, la certitude que la beauté était en péril ?
Inspiré par mes souvenirs, j’ai voulu dérouler les destins parallèles de deux enfants, Quentin et Gary, sur une période de trente années, dans un village situé à moins de 80 kilomètres de Paris, passé du paradis à l’enfer.
Enfant sensible, Quentin aime profondément la nature ; Gary, lui, inquiète déjà par sa sauvagerie et son agressivité. En grandissant, Quentin s’éprend d’une jeune fille nommée Anne ; ils échangent leurs premières étreintes tandis que Gary s’entoure d’un gang, vole, fume et se met à écouler de la drogue fournie par les Marocains de la cité voisine, allant jusqu’à embringuer le jeune frère de Quentin.

Toute ressemblance avec le père

JC Lattès – 08/14
« Au même âge que mon fils, je m’étais hissé au sommet d’une meule un soir, au bord du plateau. Je dominais la vallée de l’Ourcq. La nuit approchait. Les nuages venaient de loin et j’avais un peu froid. Devant moi, la terre brune, les bois sombres, le vent dans mon dos, dessinaient les contours du bonheur, les points cardinaux d’une boussole imaginaire. J’étais un cristal de garçon.»
Comment se défait-on des fantômes du passé?
Ils sont trois personnages, une mère et ses deux enfants, Mathis et Vinciane, à tenter de survivre après la mort accidentelle de Jacques. Si Mireille, inconsolable, s’est figée dans son destin de veuve d’un héros magnifié, Vinciane, elle, traverse les océans pour oublier. Quant à Mathis, prisonnier de l’image paternelle, il enchaîne les conquêtes et s’abîme dans la séduction. Tous se débattent mais le fantôme de Jacques rôde, un fantôme qui épouserait les fantasmes et les culpabilités de chacun.
Mais vient un jour où il faut solder les comptes et songer à l’avenir.


Autorisation de pratiquer la course à pied …et autres échappées

JC Lattès – Janvier 2013
Les copains des maisons de campagne, un jeune homme confronté à la lâcheté, un père divorcé qui s’inscrit à un jeu télévisé pour conquérir ses enfants, une jeune femme qui sacrifie tout pour courir le marathon, un bobo parisien qui contemple le monde dans un restaurant japonais.
Au cours de ces nouvelles, du cœur de la ville au cœur de la campagne, Franck Courtès déroule le fil ténu de nos vies. Il dit avec maestria ces tremblements de terre intimes et silencieux qui font basculer chacun de ses héros et qui les rendent si fragiles.

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