Gaëlle PINGAULT

 

©Astrid Di Crollalanza

Gaëlle Pingault est novelliste, romancière, animatrice d’ateliers d’écriture, orthophoniste, Bretonne. Tout dépend du sens du vent ! Celui qu’elle préfère, c’est le noroit qui claque. Elle a été lauréate du festival du premier roman de Chambéry et du prix Lions club de littérature grand ouest pour son premier roman II n’y a pas internet au paradis. Les Coeurs imparfaits est son deuxième roman.

 

Lien externe :
http://gaellepingault.blogspot.com/

Les cœurs imparfaits
Editions Eyrolles – Mars 2020

Barbara est seule. Sa solitude a des allures de refuge ou de bastion, érigé dès l’enfance, pour tenir une mère imprévisible à distance. Quand le médecin de l’EHPAD « Les genêts » la convoque, ce passé qu’elle fuit la rattrape.

Médecin en fin de carrière, Charles s’ennuie. Coincé dans sa vie, coincé dans son couple, voilà où l’ont conduit des choix par défaut. L’intransigeance de Barbara le contraint à faire face à ses propres petites lâchetés.

Lise est aide-soignante. Elle s’impose une discipline rigoureuse, tente d’offrir aux résidents des Genêts des moments de partage arrachés à la cadence minutée des soins. Mais pour combien de temps ?

Barbara, Charles, et Lise… Dans l’histoire de chacun, des empêchements sont venus enrayer la possibilité d’aimer librement. Autour de Rose, la mère absente, ces coeurs imparfaits se rencontrent et inaugurent des voies possibles de consolation.

 

Il n’y a pas Internet au paradis
Éditions du jasmin – Septembre 2017

La trentaine et tout pour être heureux, Alex et Aliénor s’aiment, envisagent de faire un enfant ou deux, et de partir vivre à la campagne, un jour. Mais la Grande Entreprise en a décidé autrement, à coups de réorganisations et de gestion cruelle de la ressource humaine. Nouvelle idole réclamant le prix du sang, elle a ses prêtres et ses victimes expiatoires qui, ne sachant plus comment lutter, abandonnent.
Entre chagrin et souvenirs, la colère d’Aliénor monte, contre l’entreprise, mais aussi contre Alex, à qui elle n’a pas suffi pour continuer à vivre, et contre elle-même, qui n’a rien vu avant qu’il soit trop tard. Et puis le deuil se fait, Aliénor commence une existence nouvelle, un peu hésitante, un peu bancale. Une seule certitude : face à l’adversaire, il ne faut pas plier.


Avant de quitter la rame
Éditions Quadrature – 2017

Il y a Alice, qui n’aime ni Paris, ni le métro, ni les petits encarts de poésie qui y sont affichés. Qui n’a guère d’autre choix que de faire avec, cependant. Alors elle râle. Pas toujours.
Il y a Nadya, qui souvent marche sur un fil, et qui boit ces quelques vers arrachés au métro comme si sa vie en dépendait. Elle en dépend peut-être. Allez savoir…

Et entre les chassés-croisés de Nadya et d’Alice, se glissent d’autres histoires avec un soupçon de poésie, et sans métro.

 


Bref, ils ont besoin d’un orthophoniste
Éditions Quadrature – 2012

« D’autres candidats sont passés avant lui. Ils sont ressortis en souriant. Ou pas. Il a continué à transpirer. Et puis on l’a appelé. Il est entré. Il a vu le type derrière son bureau, qui lui a dit : – Asseyez-vous. Il a voulu dire bonjour. Il a dit : – Bbbbbbbbbbbbbbbbb. Et c’est tout. Il s’est levé. Il est sorti en courant. Ça faisait des mois qu’il n’avait plus bégayé. »

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