Guillaume POIX

Portrait Guillaume Poix © Babelio

Né en 1986, Guillaume Poix est l’auteur de plusieurs pièces jouées en France et à l’étranger et publiées par les éditions Théâtrales, dont Straight (2014), Waste, Et le ciel est par terre, Soudain Romy Schneider (2020). Ancien élève de l’École normale supérieure, il est aussi metteur en scène et traducteur. Il a fait paraître un premier roman très remarqué en 2017, Les fils conducteurs, prix Wepler – Fondation La Poste 2017 (Folio, 2019). Là d’où je viens a disparu est son deuxième roman.

Là d’où je viens a disparu

Éditions Verticales, septembre 2020

« Ça fait deux ans que je ne l’ai pas revu. Sept cent vingt-trois jours pour être précise. Il y a un mois, j’ai reçu une lettre de lui en provenance des États-Unis. Il m’indiquait qu’il avait fui notre pays et qu’il travaillait dans une entreprise de bâtiment. Il allait bien, il écrirait de temps en temps, il me souhaitait du calme maintenant qu’on ne se reverrait plus.

J’ai brûlé la lettre et j’ai regardé mon fils aîné partir en fumée. »


Inspiré de faits réels, ce roman choral explore des rêves d’exil, accomplis ou à jamais manqués. D’un continent à l’autre, des familles dispersées affrontent la même incertitude : que transmet-on à ses enfants qu’aucune frontière ne peut effacer ?

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Les Fils conducteurs

Éditions Verticales, 2017 – Prix Wepler-Fondation La Poste 2017


« Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l’âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s’accrocher à leurs phalanges, les mordre — et puis les avaler. »


Près du port d’Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la « fouille ». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l’obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l’humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.

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