Joëlle TOURBE-LAPERSONNE

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Sa carrière d’enseignante accomplie pendant 36 ans à l’école Louise Macault de Laon, voici que Joëlle Tourbe LAPERSONNE se lance sur les traces de sa jeune prédécesseuse éponyme, morte à l’âge de 25 ans des séquelles de sa déportation en 1946.

Dans cet ouvrage, aboutissement de 3 ans et demi d’enquête, de recherches en archives et de rencontres de proches et intimes au cours de voyages entre Metz, Paris et le camp d’internement de Royallieu à Compiègne, elle retrace le parcours de vie de cette jeune femme au caractère affirmé, enjouée, patriote devenue institutrice à l’école communale du quartier de Semilly de Laon lâchement dénoncée qui décèdera un an après son retour de déportation.

Pour faire connaître sa vie au plus grand nombre, Joëlle Tourbe a donné plusieurs conférences et a réalisé une exposition itinérante avec l’aide de Michel Cazin pour le graphisme.

 

 

Liens externes :

Hauts de France : https://www.hautsdefrance.fr/louise-macault-amoureuse-resistante-et-patriote-morte-pour-la-france/

Exposition : https://abonne.lunion.fr/id11097/article/2018-11-12/une-exposition-consacree-louise-macault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louise Macault, institutrice, le destin d’une patriote, 1921-1946

« Lundi 31 janvier 44 11h ¼

Maman chérie le gd voyage est commencé. Ns sommes parties à 10h ½. Nous voyageons ds des wagons à bestiaux – pas d’eau – cadenassées, mais le moral est élevé»

Quelques mots jetés sur une feuille de carnet à petits carreaux, et miraculeusement parvenus à destination…C’est ainsi qu’Augustine Macault apprend que sa fille, Louise, institutrice de 22 ans, a quitté le camp de Royallieu pour une destination inconnue.

Ce sera Ravensbrück, au nord de Berlin, puis Holleischen, dans les Sudètes.

Louise Macault voit le jour le 23 juillet 1921 à Châteaudouble dans le Var. Sa mère, Augustine, est institutrice, son père, René, est militaire.

Elle a un frère, Yves, né en 1923 à Saint-Raphaël.

Ils arrivent en 1932 à Metz, où René Macault est muté. C’est là que Louise se lie d’amitié avec Yvonne Blouquy. Quand la famille Macault part pour Laon en 1935, les deux amies entament une correspondance qui ne cessera qu’à la mort de Louise, en 1946, un an après son retour de déportation.

Le billet jeté du train, les lettres à Yvonne, mais aussi des photos, des documents d’archives, des articles de journaux, des témoignages, des récits de déportation, autant de sources qui permettent de retracer le parcours de Louise Macault depuis Châteaudouble en 1921 jusqu’à Laon en 1946.

Pour perpétuer sa mémoire, et à travers elle, le souvenir de tous les anonymes qui ont connu un sort comparable au sien, j’ai voulu écrire son histoire.

 

Joëlle Tourbe-Lapersonne

 

 

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