Laurence Tardieu

© Astrid di Crollalanza / Flammarion

Née en 1972 à Marseille, Laurence Tardieu est romancière.
Après des études de commerce et des débuts dans le monde de l’entreprise, le désir d’écrire – le rêve de sa vie depuis l’enfance – s’impose à elle avec un sentiment de nécessité.
Après deux romans non publiés, paraît en 2002, Comme un père (Éd. Arléa).
Suivront quatre autres romans de fiction dont Puisque rien ne dure (Éd. Stock) pour lequel elle reçoit le Prix Alain Fournier en 2007.
En 2011, elle publie La confusion des peines, un livre autobiographique, à la fois lettre d’amour et de révolte adressée à son père, condamné pour corruption en 2000, et hommage lumineux à sa mère décédée la même année après seulement dix mois de maladie. Un récit intime par lequel dix ans après, elle sort du silence pour s’arracher au passé et enfin exister.
La parution de ce livre, que son père ne voulait pas qu’elle écrive, du moins pas avant sa mort, va bouleverser sa vie au point qu’elle sera durant 21 mois dans l’incapacité d’écrire.
Les éditrices Michèle Gazier et Marie-claude Char lui ayant demandé d’écrire un texte en marge de son œuvre, elle leur propose d’écrire le journal de sa reconquête des mots afin de retrouver le chemin de l’écriture ; ainsi paraît en février 2014, L’écriture et la vie aux éditions Des Busclats.
Dans Une vie à soi, publié la même année, elle examine sa propre vie à la lumière de celle de Diane Arbus, la célèbre photographe, dont l’histoire personnelle entre étrangement en résonance avec la sienne.

Lien externe

 

L’écriture et la vie
Préface de Jean-Marc Roberts
Éditions Des Busclats – 02/14
« Depuis vingt et un mois, les mots que j’écris sont comme des coquilles vides. Ils sonnent faux. Ils sont vains.
Depuis vingt et un mois, j’ai perdu le chemin.
Je voudrais, par l’écriture de ce journal, retrouver un chemin. Un chemin où les mots auraient du sens. Ce journal sera mon journal de quête. C’est ce que j’ai proposé à mes éditrices, un pari : que ce livre soit une plongée dans ma nuit pour, peut-être, dans l’écriture, par l’écriture, retrouver une lumière. Pouvoir écrire à nouveau. C’est le seul livre possible aujourd’hui. Le seul livre possible parce que précisément impossible. C’est sans doute un projet périlleux, effrayant, mais je n’ai pas d’autre désir. Seulement celui-ci, immense. »

 

Une vie à soi
Éditions Flammarion – 08/14
À quoi cela a-t-il tenu ? À la solitude d’un jour d’automne, à la tristesse tenace de ces derniers mois, au souvenir inattendu du Jeu de paume où elle se rendait parfois enfant ? Peu de choses, en somme, qui conduisent Laurence Tardieu à pousser la porte de l’exposition consacrée à la photographe Diane Arbus. Le choc, d’abord esthétique, devient peu à peu existentiel. La narratrice va revisiter son histoire personnelle et familiale à la lumière de celle de Diane Arbus, jumelle soudain découverte. Leurs histoires se répondent : l’enfance est privilégiée mais recluse, le désir de venir enfin au monde se confond avec celui de créer, les hommes et les enfants sont toujours là, essentiels. En partant à la recherche de Diane Arbus, Laurence Tardieu va se reconnaître elle-même dans le miroir. Ce livre entrelace souvenirs, évocations, scènes d’hier et d’aujourd’hui, rêves et fragments biographiques pour devenir le roman d’une rencontre et d’une quête, celle d’une vie enfin retrouvée.

 

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