Nicolas Offenstadt

Né en 1967, Nicolas Offenstadt est agrégé et docteur en Histoire, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, ancien pensionnaire de la fondation Thiers.
Maître de conférences d’Histoire du Moyen Âge et d’Historiographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il travaille sur les pratiques de la guerre et de la paix du Moyen Âge à l’époque contemporaine.
Co-directeur de la rédaction avec Nicolas Mariot de la revue « Genèses. Sciences sociales et Histoire », il collabore régulièrement au « Monde des Livres », à « L’Histoire » et aux activités du « Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 » et du « Comité de vigilance face aux usages publics de l’Histoire ».
Il est l’auteur notamment de 14-18 aujourd’hui : La grande guerre dans la France contemporaine (Odile Jacob, 2010), Un Moyen Âge pour aujourd’hui (en collaboration avec Olivier Matteoni et Julie Claustre, PUF, 2010), L’Histoire bling bling (Stock, 2009).

 

En place publique – Jean de Gascogne, crieur au XVe siècle
Stock collection Essais-Documents – 18/09/2013
Les crieurs publics semblent aujourd’hui faire partie du folklore. Ils évoquent le bon temps des communautés de proximité, au point que, non sans nostalgie, la fonction renaît ici et là. Au Moyen Âge, les crieurs avaient en revanche un rôle crucial. Chargés de porter la parole des autorités, le roi, le seigneur ou la ville, ces hommes du « petit peuple » parcouraient les routes, les rues et les places pour annoncer et lire à haute voix les ordres et les règlements.
Plutôt que d’envisager ces crieurs publics comme de simples agents administratifs, ce livre défend une thèse : ils sont des acteurs-clés de la politique médiévale. Et la proclamation en place publique, un moment central du gouvernement médiéval. C’est à travers la figure d’un de ces crieurs, Jean de Gascogne, valet de la ville de Laon dans le second xve siècle, que chemine la démonstration. Le défi porte ainsi sur la capacité de l’historien à restituer, au plus près, les pratiques et les expériences de ces gens de peu pour comprendre la possibilité de déploiement d’un véritable espace public, qui laisse place à la critique.
Chemin faisant, En place publique donne à voir les expériences possibles de vie des humbles au Moyen Âge, de ceux qui laissent si peu de traces. Jusqu’où peut-on aller pour retrouver les voix du peuple ?

 

 

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