Pascal MANOUKIAN

©Editions Seuil

Pascal Manoukian est un grand reporter français d’origine arménienne. Il a couvert la plupart des grands conflits qui ont secoué la planète entre 1975 et 1993. En 1989, il participe à la création de l’Agence de presse CAPA en tant que journaliste-reporter d’images. Un jour d’hiver 1993, il pose sa caméra et cesse d’être reporter de guerre. En 1983, il publie Le fruit de la patience, mémoires nostalgiques d’un arménien aux éditions Le Centurion. Directeur éditorial de l’Agence de presse CAPA jusqu’en 2015, il continue d’intervenir dans les médias sur les enjeux de géopolitique et sur les zones de conflits. En 2013, Le Diable au creux de la main, publié aux éditions Don Quichotte, retrace son parcours de journaliste de guerre. En 2015, dans la même maison d’édition, il publie son premier roman, Les Échoués, lauréat en février 2016 du prix Première à la Foire du Livre de Bruxelles, suivi de Ce que tient ta main droite t’appartient en janvier 2017.
Son dernier roman Le paradoxe d’Anderson vient de paraître aux éditions Seuil.

Lien externes :
http://www.rentree-seuil.com/ouvrage/le-paradoxe-danderson
www.lexpress.fr/…/immersion-au-coeur-de-daech-avec-le-recit-de-pascal-manoukian
http://www.motspourmots.fr/2017/01/ce-que-tient-ta-main-droite-t-appartient-pascal-manoukian.html


Le Paradoxe d’Anderson
Editions Seuil – Août 2018
Plus rien n’est acquis. Plus rien ne protège. Pas même les diplômes.
À 17 ans, Léa ne s’en doute pas encore. À 42 ans, ses parents vont le découvrir. La famille habite dans le nord de l’Oise, où la crise malmène le monde ouvrier. Aline, la mère, travaille dans une fabrique de textile, Christophe, le père, dans une manufacture de bouteilles. Cette année-là, en septembre, coup de tonnerre, les deux usines qui les emploient délocalisent. Ironie du sort, leur fille se prépare à passer le bac, section « économique et social ». Pour protéger Léa et son petit frère, Aline et Christophe vont redoubler d’imagination et faire semblant de vivre comme avant, tout en révisant avec Léa ce qui a fait la grandeur du monde ouvrier et ce qui aujourd’hui le détruit. Comme le paradoxe d’Anderson, par exemple. « C’est quoi, le paradoxe d’Anderson ? » demande Aline. Léa hésite. « Quelque chose qui ne va pas te plaire », prévient-elle. Léon, dit Staline, le grand-père communiste, les avait pourtant alertés : « Les usines ne poussent qu’une fois et n’engraissent que ceux qui les possèdent. »


Ce que tient ta main droite t’appartient
Editions Don Quichotte – Janvier 2017

Si ce soir-là Charlotte n’était pas sortie dîner entre filles, elle promènerait Isis dans les allées d’un square. Il lui achèterait des livres qu’elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour, elle serait plus belle. Chaque jour, il serait plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu’à un bas filé…
Le miracle n’arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu’aux ruines d’Alep, au cœur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d’égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.
Un voyage réaliste au pays mal connu de l’embrigadement et de toutes les violences.

LES ECHOUES
Les échoués
Editions Don Quichotte – Août 2015

1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d’assaut les routes qu’ils sont en train d’ouvrir.
Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négriers, les drames et les petits bonheurs.

LE DIABLE AU CREUX DE LA MAIN
Le diable au creux de la main
Editions Don Quichotte – Septembre 2013
Editions Points – Août 2015

Irak, Iran, Vietnam, Cambodge, Guatemala, Turquie, Afghanistan… L’auteur a suivi le flux des conflits qui ont agité la planète des années 1970 à nos jours. C’est un livre d’aventures et un témoignage émaillé de portraits vivants, de destins tragiques ou dramatiques, héroïques ou pathétiques d’hommes et de femmes nés au mauvais endroit, au mauvais moment – Mickey, la petite pute rencontrée dans la jungle guatémaltèque ; Sead, un adolescent de Sarajevo aux joues rouges, messager pour l’armée bosniaque, tué à 16 ans par deux balles d’un sniper, alors qu’il lui montrait son quotidien –, mais aussi de jalons historiques plongeant le lecteur au cœur des soubresauts du monde. La force de ce récit tient encore dans l’empathie que l’auteur manifeste envers les personnes rencontrées, et dans sa quête des traces d’humanité partout où elle subsiste. Pascal Manoukian a accompagné la violence, la terreur, l’injustice et la misère là où elles avaient élues domicile. On ne ressort pas indemne de ces expériences-là, et il a dû apprendre à décharger le trop-plein d’émotions. Ce livre est fait aussi pour cela.

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