Samira SEDIRA

Portrait © Sabrina Mariez – Le Rouergue

Samira Sedira est une comédienne, dramaturge et romancière franco-algérienne qui vit aujourd’hui en banlieue parisienne.

Née en 1964 en Algérie de parents qui émigrent en France, elle a passé son enfance en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le Var. Formée à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, elle est devenue comédienne du théâtre public.

En 2013, elle publie son premier livre, L’Odeur des planches, où elle témoigne avec force et émotion de son parcours. Avec Richard Brunel, elle l’adapte au théâtre, et la pièce connaît un grand succès avec Sandrine Bonnaire dans le rôle principal. Samira en garde l’envie et le plaisir d’écrire.

En 2015, elle participe à la quatrième édition du festival du « Paris des Femmes ». Sa courte pièce Tu honoreras ton père et ta mère est publiée dans le recueil collectif « Le Meilleur des Mondes » publié dans la Collection des quatre-vents de L’avant-scène théâtre.

En 2016, Samira Sedira publie son deuxième roman, Majda en août, consacré à la vie des femmes dans les cités. Son troisième roman vient de paraître aux Editions du Rouergue : La faute à Saddam (mars 2018), l’histoire de deux amis issus de l’immigration, l’un italienne, l’autre maghrébine, qui s’engagent dans l’armée française pendant la première guerre du Golfe pour affirmer leur appartenance à la citoyenneté française.

(Sources : Wikipédia + Mille et une vies)

Lien externe

http://www.lerouergue.com/catalogue/la-faute-saddam


La faute à Saddam
Éditions du Rouergue, Mars 2018
Amis d’enfance, Cesare et Adel se sont engagés ensemble dans l’armée après le bac. Un an plus tard, ils attendent le combat dans le désert koweitien, lors de la première Guerre du Golfe (1990-91). Très vite, Adel, d’origine maghrébine, devient le souffre-douleur de son régiment, et finit par se suicider. A son retour, Cesare en porte longtemps la culpabilité. Une nouvelle fois, Samira Sedira explore le destin douloureux d’un enfant de l’immigration maghrébine, avec pertinence et originalité.

 


Majda en août
Éditions du Rouergue, Mars 2016
À 45 ans, Majda se réfugie chez ses vieux parents d’origine immigrée, après un séjour en hôpital psychiatrique. Fille aînée d’une fratrie de sept enfants, la seule à avoir fait des études universitaires, elle aurait dû pourtant s’élever dans l’échelle sociale. Durant le mois d’août, alors qu’elle reste confinée dans le petit appartement familial d’une cité du Var, on revisite avec elle les non-dits familiaux, notamment le drame vécu dans son adolescence.

 

Samira Sedira, L'odeur des planchesL’odeur des planches
Éditions du Rouergue, coll. La Brune – 03/2013
Elle a oublié l’odeur des planches.
Cette odeur si indissociable de sa vie d’avant, quand elle était encore comédienne, elle, la fille d’immigrés algériens qui avait réussi à conquérir le devant de la scène. Passer de l’ombre à la lumière.
Mais, la quarantaine venue, comme tant d’autres en fin de droits, la voilà réduite à faire des ménages. Revient alors la mémoire de sa mère. Comme elle, elle n’est plus qu’une servante, une de ces femmes invisibles dont on oublie le nom, qu’on ne reconnaît pas dans la rue. Pourtant, au théâtre, la servante est le nom qu’on donne à la petite ampoule qui reste allumée sur le plateau quand tout le monde est parti.

 

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