Sophie G. Lucas

Photo ©Phil Journe - La Contre Allée

Photo ©Phil Journe – La Contre Allée

Sophie G. Lucas , poète énervée née en 1968, à Saint-Nazaire (44), ville ouvrière (ceci expliquant peut-être cela).
Passe le plus clair de son temps à écrire : des articles dans un quotidien local, des notes de lectures sur terreaciel.net, des portraits de poètes pour la Maison de Poésie de Nantes et sa revue Gare Maritime, et enfin, des livres et plaquettes de poésie. A aussi publié dans plusieurs revues poétiques : Décharge, Liqueur 44, Contre-allées, N4728, etc…)
Une écriture partagée entre une poésie intimiste et une poésie documentaire. (Source : Blog de Sophie G. Lucas)

Liens externes
Appartement 22 – Le blog de Sophie G. Lucas
Entretien avec Sophie g. Lucas par Cécile Thibesard – Terre à ciel – juin 2009
Chronique d’Adrien Meignan pour Carnet d’au bord – Addict culture – Septembre 2015

Témoin
Témoin
Editions La Contre Allée – Octobre 2016

 » C’ est une drôle de chose l’ écriture. Quand je lis Testimony de Charles Reznikoff, je sais. Je sais que c’ est là que je veux aller. Je veux tenter l’ expérience du poète américain mais pas à partir d’ archives. Je veux me rendre dans un tribunal. Je veux assister à des procès. Je veux frotter l’ écriture à cette réalité. Je veux capter des paroles, travailler des voix, des histoires. Je veux comprendre ce que disent ces procès de notre société.
J’ai entamé ce travail. J’ai suivi des procès en correctionnel au Tribunal de Grande Instance de Nantes de septembre à décembre 2013, en janvier et juin 2014 pour essayer d’approcher ce qui se cache derrière les violences, les faits divers.
à ce travail, d’autres fils se sont mêlés, inattendus, personnels, ceux d’un père en marge, dont la vie chaotique a trouvé des échos dans celles des prévenus, au fur et à mesure des procès. Et si c’était là l’objet de toute cette démarche initiale ? Tenter de comprendre un père impossible en me faisant témoin d’autres vies, essayer de faire se manifester une vérité parmi d’autres possibles ?  » Sophie G. Lucas

Carnet d'au bord

Carnet d’au bord
Editions Potentille – 2013

« Juin,
Je n’écris plus.
Je n’écris pas depuis un an.
Plus rien ne me traverse. Je suis vide. Je sonne creux.

Je voudrais être toutes les autres vies. Celles qui sont en vie.
…/… »
Les mots ont pris congés. Alors écrire pour comprendre, pour supporter l’impossibilité d’écrire. Carnet d’au bord se présente comme une sorte de journal poétique. Les poèmes de Sophie G.Lucas s’adressent à elle-même, mais aussi au lecteur comme une parole offerte : j’ai à te dire, écoute que je te dise, que je te raconte, que je te montre.
Ainsi, à travers ces mois qui passent dans les mots qui disent le vide d’eux, c’est un moment de vie que l’on approche, celui de la pause, du questionnement, de l’avancée dans le silence.

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