Syvie Gracia

© Marc Melki /Jacqueline Chambon

Née en 1959 dans l’Aveyron, Sylvie Gracia est éditrice au Rouergue et écrivain. Elle vit à Paris.
Sylvie Gracia a d’abord été journaliste et romancière.
Invitée à la Maison du Livre à Rodez à l’occasion de la sortie de son premier roman, L’Eté du chien (Gallimard, 1996), Danielle Dastugue, propriétaire de la librairie, fondatrice et directrice des éditions du Rouergue, lui propose de travailler avec elle à l’élaboration d’une collection de littérature adulte. À l’époque le catalogue du Rouergue était essentiellement constitué par des romans dits « de terroir » et des ouvrages consacrés au patrimoine régional, et d’un département jeunesse.
Dans une démarche de découverte et de recherche de nouveaux auteurs, la collection « La Brune » est créée en 1998. Un nom proposé par Sylvie Garcia : « parce que ce mot désigne le moment où l’on passe du jour à la nuit, celui donc où l’on se retire, où l’on se met à l’écart du monde et de ses bruits et, pour moi, c’est l’heure idéale pour lire. » et que « La Brune est aussi le nom d’un lieu-dit proche du village où je suis née, dans l’Aveyron ».
En plus de cette collection qu’elle dirige depuis sa création, Sylvie Gracia est également en charge depuis 2001 des collections de romans jeunesse au Rouergue.
Parallèlement à son métier d’éditrice, Sylvie Gracia poursuit son activité d’écrivain.
Après L’Été du chien et Les Nuits d’Hitachi (L’Arpenteur/Gallimard, 1996 et 1999), L’Ongle rose (Verdier, 2002), Regarde-moi etUne parenthèse espagnole (Verticales, 2005 et 2009), Le livre des visages : Journal facebookien 2010-2011 (Jacqueline Chambon, 2012), elle publie en 2015 Mes clandestines, son septième livre.

 

Mes clandestines

Mathilde, Tamina, Camille Moravia, Clémence, tant de femmes aimées et complices ont jalonné la vie de la narratrice, se sont glissées en elle, comme autant de doubles – mes clandestines, dit-elle. Autant de façons de multiplier les expériences, autant de chances de se découvrir, de se dessiner en creux. À travers l’amour pour la mère, la bienveillance amusée envers une rivale, la fascination pour l’artiste exhib’ sur Facebook et l’admiration pour Annie Ernaux, se révèle l’œil aigu de l’écrivain qui dissèque les cœurs, dévoile les corps et sonde les âmes. Cherche-t-elle à se trouver ou au contraire à se dissimuler en se fondant dans ses semblables, celle qui ne parle pas d’elle et n’a pas de nom, mais écrit ?

 

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