Zoé Valdés

© picture alliance/ROPI

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Écrivaine cubaine exilée en France, Zoé Valdés est née en 1959 à La Havane, l’année où Fidel Castro prend le pouvoir.
Après des études de philologie à l’université de La Havane puis à l’Alliance Française à Paris, elle travaille de 1984 à 1988 à la délégation cubaine de l’UNESCO puis aux services culturels de la Mission de Cuba à Paris.
Son premier recueil de poèmes paraît à Cuba en 1986 et son premier roman, Sang bleu, en 1993.
De 1990 à 1995, elle codirige une revue de cinéma, Cine Cubano, et est scénariste à l’Institut cubain d’art et d’industrie cinématographiques.
Le 22 janvier 1995, invitée en France après la publication de son roman Le néant quotidien, qui décrivait à travers l’histoire de Yocandra, la grande dépression cubaine de ces années-là, elle quitte Cuba avec son mari et sa fille. Interdite de retour, elle est contrainte à l’exil, pour insoumission au régime castriste.
Dans Le Paradis du néant, rédigé quinze ans plus tard, elle reprendra le personnage de Yocandra, pour raconter l’exil, la nostalgie douce-amère d’un pays qu’on a rêvé de quitter, la liberté impossible.
Devenue citoyenne espagnole en 1997, elle réside actuellement en France et bénéficie de la double nationalité, française et espagnole.
Elle est notamment l’auteur de La Douleur du dollar, inspiré de l’histoire de sa mère (Actes sud, 1997), Café nostalgia (Actes sud, 1999), Danse avec la vie (Gallimard, 2009), L’Ange bleu, un hommage à Marlene Dietrich (Hermann, 2012), La Nuit à rebours (Arthaud, 2013).
En 2014 paraît La Chasseuse d’astres, premier tome d’une trilogie consacrée à trois femmes artistes : Remedios Varo, peintre surréaliste catalane ; Dora Maar, photographe et peintre, muse et amante de Picasso ; et Lydia Cabrera, écrivaine cubaine.

 

Zoé Valdés, La chasseuse d'astresLa chasseuse d’astres
Éditions JC Lattès – 02/2014
Venue chercher l’inspiration au bord de la mer, Zamia, écrivaine cubaine, rencontre sur la plage une jeune femme mystérieuse, qui se présente comme une chasseuse d’astres. C’est Remedios Varo, grande artiste surréaliste oubliée de nos contemporains, comme beaucoup de femmes. Deux femmes qu’un siècle sépare, et dont les histoires résonnent pourtant avec harmonie.Peintre et artiste surdouée née en Espagne au début du XXe siècle, Remedios Varo fut l’amie de Dali, Lorca et Breton. Elle fuit à Paris au début de la Guerre Civile, puis s’installa à Mexico pendant l’occupation allemande. Zoé Valdés dresse le portrait de cette femme exceptionnelle, de son rapport absolu à l’art, de ses quêtes amoureuses. En creux, se dessine le portrait de Zamia, jeune cubaine qui lutte à sa façon pour faire entendre sa voix d’artiste. Epouse d’un diplomate installé à Paris, elle vit avec le poids de la surveillance, la censure jusque dans son propre foyer, et l’envie désespérée de liberté.Avec La Chasseuse d’astres, Zoé Valdés revient aux thèmes qui lui sont chers : l’élan créatif, l’exil et la manière dont l’art se réfugie parfois dans les moindres recoins de nos vies.

 

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