Michèle LAJOUX

Portrait © DR

 

 

 

 

 

 

 

 

Michèle LAJOUX publie son cinquième roman où elle développe les thèmes qui lui sont chers, le statut et les aspirations des femmes, la confrontation des idéaux au cynisme de la réalité.

Elle a enseigné l’histoire et a collaboré avec plusieurs revues sur des sujets de société qui ont fait l’attention des médias. La revue américaine des professeurs de français lui a consacré plusieurs pages dans différents numéros.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sortie de scène
L’Harmattan – Mai 2019

Sortie de scène est un témoignage sur la solitude et le renoncement. La programmation d’une mort par privation de nourriture, aboutira-t-elle ?

Directrice littéraire, Joséphine mesure, après un licenciement brutal, l’illusion du pouvoir et la réalité d’un profond isolement.

C’est un roman au scalpel qui décrit les codes et les usages d’un milieu germanopratin où les apparences le disputent aux conventions et à la réalité du monde.

En toile de fond, c’est un voyage à travers des expériences vécues dans les coulisses des maisons d’édition en recherche de scoops et de constructions de témoignages spectaculaires à servir aux lecteurs.

Des personnages du quotidien, mais hors sol, des pratiques peu vertueuses qui sont toutefois approchées avec sensibilité et délicatesse malgré leur cynisme.

Un émouvant dialogue entre les aspirations de la narratrice et un destin incertain.

 

 

 

Camille ZABKA

Portrait © Stéphane Rémael

 

 

 

 

 

 

 

 

Camille Zabka est professeure agrégée de lettres modernes. Son premier roman, Celle qui attend, est inspiré d’une histoire vraie.

 

Lien externe :

https://www.editions-iconoclaste.fr/app/uploads/2019/02/OK_Argu-PRESSE_Celle-qui-attend.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

Celle qui attend

Editions de l’Iconoclaste – Avril 2019

Résumé

LA BASCULE

Alexandre dirige une entreprise de voituriers. Il a une fille, Pamina, et une femme, Pénélope. Une vie normale. Un jour, il se fait arrêter au volant. Il a trop bu et prend la fuite. Il perd son permis mais continue de conduire. Jusqu’à ce qu’il se fasse de nouveau prendre. Il est jeté à Fleury-Mérogis, sans savoir précisément pour combien de temps. Sa vie est mise en suspens.

 

UN MONDE QUI CHANGE

Il doit s’habituer à la proximité de son codétenu, aux odeurs, aux bruits, aux privations. Et comprendre les codes. La prison est une arène. Et puis, il y a l’ennui. La hantise que celles qui l’attendent dehors finissent par l’oublier. Car pour Pénélope, la vie se poursuit. Elle doit désormais assurer seule le quotidien : veiller sur Pamina, s’adapter à un nouveau poste de sage-femme. Et, tisser le temps qui lui ramènera Alexandre.

 

L’ÉCRITURE OU LA VIE PROLONGÉE

Pour ne pas sombrer, il commence à leur écrire. Pour elles, il fabrique des puzzles à reconstituer, des dessins à colorier, des banderoles à afficher, il trace des mots sur du papier et maintient chaque jour le lien. Pour que tout ne s’effondre pas. Pour que la vie qu’il a construite ne lui échappe pas. L’écriture et la lecture sont au cœur de son quotidien. Un trait d’union qui lui permettra de reprendre le fil, une fois dehors. Et, il l’espère, retrouver intacte sa famille.

 

Pierre SAHA

Portrait © DR

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecrivain picard habitant à Beauvais (Oise), Pierre Saha est un universitaire travaillant pour l’Education Nationale.

Aux sans foi errants est seulement son cinquième roman en quinze ans et le quatrième consacré à sa région natale de l’Oise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux sans foi errants
Gilles Guillon – Avril 2019

 

Résumé

Aux sans foi errants (dans les rues de nos villes…) tel est le début de la plaidorie
du procureur de Beauvais en 1923 lors du procès de quatre jeunes gens qui ont
tué une vieille dame. Pour ce crime sordide, ils risquent la guillotine et sont
défendus par l’avocat idéaliste Miremont. Quelques années après la fin du conflit
qui a ravagé la Picardie en faisant des milliers de victimes, Miremont va faire de
ce procès celui de la peine de mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rois de rien
Pôle Nord Editions – Novembre 2013

 

Démobilisé au printemps 1919, le lieutenant Paul-Clément Miremont tente de reprendre le cours de son existence à Clermont de l’Oise. Marqué par le souvenir lancinant et douloureux d’une guerre qui ne le quitte pas, il est confronté à une vague de crimes sordides perpétrés dans la région, crimes qui suscitent l’horreur et l’indignation d’une population rudement éprouvée par les difficultés de l’après-guerre. Sollicité par un ami de son défunt père, Miremont s’interroge sur le prix d’une guerre qui, loin d’avoir mis un terme à la barbarie, semble lui avoir donné d’autres formes, plus inhumaines encore. A travers la traque du tueur, le jeune avocat revisite le sacrifice d’une génération d’hommes et de femmes.

 

 

Marie Fleur ALBECKER

Portrait © DR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Née en 1981, Marie-Fleur Albecker est normalienne, agrégée de géographie et docteur en aménagement du territoire et urbanisme.

Elle enseigne l’histoire et la géographie au lycée.

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans est son premier roman.

 

Lien externe :

https://www.auxforgesdevulcain.fr/collections/fiction/et-jabattrai-larrogance-des-tyrans/

 

 

 

 

 

 

 

 

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans
Aux forges de Vulcain – Août 2018

Résumé
Johanna rêve d’une autre vie. En elle souffle un vent de révolte. De ceux qui embrasent un pays. Révolte contre les hommes, contre les lois, contre Dieu qui l’a enfermée dans un corps de femme. Alors, quand une rébellion passe sous ses fenêtres, elle rejoint l’aventure : si ces hommes veulent sauver les pauvres, les damnés de la Terre, peut-être sauveront-ils les vraies damnées de toute éternité : les femmes ? Dans ce premier roman de feu, Marie-Fleur Albecker invente une langue neuve pour une révolte ancienne, celle de la guerre sociale, du faible contre le fort, de la justice contre l’inique. Une langue qui mêle le sublime et le grotesque, le lyrique et le comique, une langue instruite de ce fait : il faut tenter de changer le monde – ce monde qui jamais ne change.

Gérard NOIRIEL

Portrait © DR

 

 

 

 

 

 

 

Gérard Noiriel, est né le 11 juillet 1950 à Nancy. Historien, directeur d’études à l’EHESS, Gérard Noiriel a notamment travaillé sur l’articulation de l’immigration, de la nation et des sentiments xénophobes. Parmi ses derniers livres, on notera Une Histoire populaire de la France, synthèse de toute une vie de recherches et d’engagements, et Histoire des gilets jaunes (L’Aube), qui vient de paraître.
(source: Salon du livre d’Arras)

 

Liens externes :

https://www.franceculture.fr/personne/gerard-noiriel#biography

https://agone.org/memoiressociales/unehistoirepopulairedelafrance/

https://www.youtube.com/watch?v=RiaIDaBIKkU

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/27/gerard-noiriel-les-gilets-jaunes-replacent-la-question-sociale-au-centre-du-jeu-politique_5389042_3232.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une histoire populaire de la France
Agone – Septembre 2018

 

« En 1841, dans son discours de réception à l’Académie française, Victor Hugo avait évoqué la “populace” pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu’il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot “misérable”, qu’il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux ».

La France, c’est ici l’ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l’État français. Dans cette somme, l’auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé son histoire depuis la fin du Moyen Âge : les guerres, l’affirmation de l’État, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l’esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gilets jaunes à la lumière de l’histoire
L’aube – Avril 2019

 

Que signifie ce mouvement des « gilets jaunes » ? À quoi est-il dû ? Que représente-t-il ? Que pouvons-nous, que devons-nous, faire de ce mouvement, de ses revendications ? Quel rôle ont joué les médias, les réseaux sociaux, dans son essor ? Quel avenir peut-il avoir, compte tenu notamment de la disparité de ses membres ? Gérard Noiriel contextualise, propose une analyse sans parti pris ni langue de bois, dresse le parallèle entre ce mouvement inédit et l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, également inédite dans sa forme, et sur les bouleversements que cela implique pour la société. L’historien décortique, intègre ce phénomène dans le temps long, retourne à la parole de militants, parfois noyée dans la cacophonie générale Il répond dans cet ouvrage à Nicolas Truong, qui dirige les pages Débats du Monde.

 

 

Emanuel DADOUN

Portrait © DR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1969, Emanuel Dadoun vit à Paris. Après une adolescence passée à se plonger dans les comics et la poésie, il mène des études de philosophie à La Sorbonne et court-circuite sa destinée de prof pour l’écriture. Également grand amateur de Manchette et d’Edward Bunker, il est l’auteur de deux romans pour la jeunesse publiés aux éditions Sarbacane.

Son premier roman La machine a paru aux éditions La manufacture de livres en mai 2019.

Lien externe :

https://www.lamanufacturedelivres.com/livres/fiche/149/dadoun-emanuel-la-machine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La machine
Editions La manufacture de livres – Mai 2019

Là, dans cette pièce, il doit construire la machine. Pour qui ? Ce n’est pas très clair. Mais il doit construire vite s’il veut que sa famille s’en sorte saine et sauve, ils ont été très précis sur ce point. Pourtant, tout cela semble un peu irréel. Cette salle où il est enfermé. Ce projet délirant. Cette menace confuse. Et comment s’est-il retrouvé là ? Il en viendrait presque à douter de ce qu’il voit, de ce qu’il ressent et de ce qu’il croit savoir. Mais si tout cela n’est qu’hallucination, alors que se passe-t-il vraiment ?

Premier roman virtuose, La Machine place son lecteur dans l’esprit d’un homme qui recherche éperdument la vérité dans un monde où toutes les certitudes semblent pouvoir s’évanouir comme les plus fugaces des rêves. Et si l’illusion valait mieux que la réalité…

 

Patrick PECHEROT

Portrait © Francesca MANTOVANI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1953, à Courbevoie, Patrick Pécherot a exercé plusieurs métiers dans le secteur social, le monde syndical et l’information. Il publie son premier roman, Tiuraï, en 1996, à la Série Noire Gallimard. En 2002 il obtient le Grand Prix de Littérature Policière pour Les Brouillards de la Butte, premier volet d’une trilogie sur le Paris populaire de l’entre-deux-guerres. En 2009, Tranchecaille (éditions Gallimard Série Noire), polar dans les tranchées de 1917, obtient le prix « 813 » du meilleur roman noir francophone. En 2011, avec L’homme à la carabine (éditions Gallimard collection Blanche), il brosse le portrait d’André Soudy, le plus jeune membre de la bande à Bonnot. Flâneur impénitent, il signe, en 2012, un Petit éloge des coins de rue, invitation à la balade dans les quartiers du quotidien. En 2015, Une plaie ouverte, roman autour de la Commune de Paris, obtient le prix Transfuge du meilleur polar français.

Patrick Pécherot a également publié plusieurs romans jeunesse, nouvelles et scénarios de bandes dessinées. Depuis 2016, il collabore à l’émission de Stéphanie Duncan, Autant en emporte l’histoire, sur France Inter.

A travers ces genres différents, il décline son thème de prédilection, la mémoire sociale, et son attirance particulière pour les atmosphères.

Hével, son dernier roman, a obtenu le Prix Marcel Aymé 2018

(source : site Patrick Pécherot)

Liens externes :

http://www.pecherot.com/spip.php?rubrique3

http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Patrick-Pecherot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hével
Gallimard – Avril 2019

Janvier 1958. À bord d’un camion fatigué, Gus et André parcourent le Jura à la recherche de frets hypothétiques. Alors que la guerre d’Algérie fait rage, les incidents se multiplient sur leur parcours. Tensions intercommunautaires, omniprésence policière exacerbent haines et rancœurs dans un climat que la présence d’un étrange routard rend encore plus inquiétant…

  1. Gus se confie à un écrivain venu l’interroger sur un meurtre oublié depuis soixante ans. Il se complaît à brouiller les cartes et à se jouer de son interlocuteur. Quelles vérités se cachent derrière les apparences ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une plaie ouverte
Gallimard – Juin 2017

1ère parution (2015)

  1. L’heure de la Commune de Paris sonne. Une bande d’amis vit la fièvre de l’insurrection. Ils se nomment Vallès, Verlaine, Courbet, Gill, Marceau, Dana… Mais le temps des cerises s’achève dans le sang. Les amis sont dispersés.

Dana, en fuite, est condamné à mort, accusé d’avoir participé au massacre de la rue Haxo. Qui était-il ? Communard authentique ? Personnage trouble ? Son souvenir obsède Marceau. Trente ans plus tard, il croit le reconnaître parmi les figurants du premier western de l’histoire du cinématographe et n’aura de cesse de retrouver sa trace, celle des exilés européens qui parcourent les États-Unis…

Patrick Pécherot signe un roman noir où la verve populaire et le goût du mystère s’allient à la précision de la reconstitution historique. Envoûtant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La saga des brouillards
Gallimard – Octobre 2014

Au gré mouvementé de l’entre-deux-guerres, dans un Paris en pleine effervescence, un privé en dehors des clous explore les coulisses de l’Histoire. Il y croisera des illégalistes, des surréalistes, des marchands de mort, des républicains espagnols, des cagoulards, des collabos… De drôles d’enquêtes dans une drôle d’époque.

 

Caroline LUNOIR

Portrait © Hervé Audouin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avocate pénaliste, Caroline Lunoir vit et travaille à Paris. Elle est l’auteure de trois romans, parus chez Actes Sud : La Faute de goût (2011) Au temps pour nous (2015, prix littéraire des Sables-d’Olonne – prix Simenon) et son dernier roman Première Dame paru en janvier 2019.

Liens externes :

https://www.actes-sud.fr/contributeurs/lunoir-caroline-0
https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-des-ecrivains/dominique-bona-et-jean-rolin-0

 

 

 

 

 

 

Première dame
Actes Sud – Janvier 2019

Un beau dimanche d’avril, c’est dans l’euphorie et la fierté qu’est accueillie l’annonce de Paul : il sera candidat aux primaires de son parti en vue de l’élection présidentielle. Épouse dévouée, mère exemplaire, Marie inaugure pour l’occasion un journal, avide de tenir la chronique des deux années à venir qui s’annoncent pleines de suspense, de promesses et d’accomplissements.

Que faut-il d’abnégation, de cynisme, d’amour ou d’ambition pour accompagner un homme jusqu’aux portes du palais ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La faute de goût
Actes Sud – Août 2011

« Je reviendrai. Dans un mois ou dans un an, sans raison ou pour un mariage, suppliée par ma mère, contrite ou heureuse d’être là, pour une réunion de famille ou pour un enterrement. Je reviendrai vérifier qui ils sont. Je débarquerai pour soigner un malaise, une solitude, et en récolter d’autres. Je poserai mes valises, je ne reste pas longtemps, hein, juste quelques jours, pour les écouter, pour les regarder vivre. Et je prendrai mon train, attendrie, agacée ou sombre. Un jour, mon dernier jour ici, je serai confusément atterrée de n’avoir pas su retenir des bribes de leurs vies pour ne pas qu’elles passent, sans bruit ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Au temps pour nous
 Actes sud – Mai 2015

Défiant l’un des derniers hivers de la Seconde Guerre, les hommes du capitaine Sonnal vont de campements en embuscades, luttent, s’épaulent, ont froid et faim, sont las. Ils doivent maintenir l’activité du groupe, coûte que coûte, avec pour ciment la discipline et la rudesse des jours qu’ils partagent. Si certains cherchent la gloire et d’autres la liberté, tous vivent avec la mort au bout des doigts, le pouvoir de tuer, le devoir de juger. Parfois celui d’exécuter. Comment différencier les lâches des braves, et faire taire les différends d’autrefois au profit d’une cause commune ?

Récit du quotidien âpre et des enjeux contradictoires de la Résistance, le second roman de Caroline Lunoir évoque les conditions de vie extrêmes de ces confréries improbables.

 

Omar BENLAALA

Omar Benlaala est un auteur français, né à Paris en 1974.

Autodidacte, sa première œuvre, Inspire, est publiée en ligne. Il s’agit de la première partie d’une trilogie de politique-fiction.

Il est révélé avec un récit autobiographique publié également en ligne en 2014 sur le site « Raconter la vie », dans lequel il relate sa jeunesse et sa quête identitaire à travers l’islam, et qui paraît au Seuil en 2015 sous le titre La Barbe.

L’Effraction, son premier roman, paraît en 2016 aux éditions de l’Aube.

Son deuxième roman Tu n’habiteras jamais Paris a paru aux éditions Flammarion en septembre 2018.

(Source : Babélio)

Liens externes :

https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/omar-benlaala

https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/tu-nhabiteras-jamais-paris

https://www.franceculture.fr/oeuvre-la-barbe-de-omar-benlaala

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu n’habiteras jamais Paris

Flammarion – Septembre 2018

Un jour, Omar décide d’enregistrer les souvenirs de Bouzid. Le fils et le père. L’écrivain et le maçon. C’est dans leur langue mêlée que l’un reconstruit le parcours de l’autre : celui d’un homme, drôle et valeureux, venu de Kabylie à Paris en 1963.

Bientôt, un troisième personnage s’invite dans le récit : Martin Nadaud. Lui est né en 1815, dans la Creuse. Comme Bouzid, il a choisi l’exil et trouvé sa place dans l’Est parisien. Lui aussi est maçon. Devenu l’un des rares députés ouvriers, lui aussi s’est posé les questions de l’injustice sociale et de l’instruction des plus pauvres.

Trois autodidactes – un grand républicain, un chibani, un jeune homme sensible aux récits de migrations d’ici et d’ailleurs – s’épaulent dans la voie de la connaissance. Pour tracer une autre histoire de France. Où l’on croise Perec et une étrange assistante sociale, George Sand et Enrico Macias, Slimane Azem et Alain Corbin, et le peuple des bâtisseurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’effraction

Editions de l’aube – Août 2016

« Hédi et moi, j’ai bien vu qu’on n’était pas pareils. Pourquoi le nier, Jean-François? Tout est fait pour pas se rencontrer. » Omar Benlaala déplace les personnages qu’Édouard Louis a mis en scène dans son Histoire de la violence. Un autre regard, une autre voix: ceux dun jeune Parisien dorigine kabyle. Ce dernier se livre au sociologue qui linterroge après les événements de Cologne, dans le cadre dune enquête sur la sexualité des Français « issus de limmigration ». De confidence en confidence, il dévoile à cet homme ses frustrations, ses rêves, ses souvenirs, son secret – une histoire que l’Histoire a trouée: celle des fils et petits-fils dune société déchirée par son passé colonial. La littérature se transforme ici en arme politique. Édifiant.

La barbe

Seuil – 2015

Omar retrace dans ce livre un itinéraire précurseur, le sien : comment, jeune Français d’origine algérienne, il est devenu, au milieu des années 1990, l’un des premiers « barbus ». Il raconte les étapes successives de sa quête d’identité : décrochage scolaire, apprentissage accéléré de l’islam dans les mosquées de la région parisienne, voyages initiatiques à travers le monde, puis défonce sur les pistes de danse. Au terme de ces expériences, il trouve finalement son équilibre dans une pratique spirituelle apaisée. Il y a dix ans, alors qu’un nombre croissant de jeunes font le choix de l’islamisme, Omar coupe sa barbe et redevient invisible. Commence alors pour lui une nouvelle quête, ne visant plus ni l’absolu ni la distinction, celle du calme intérieur. Le parcours singulier d’Omar aide à comprendre celui d’autres jeunes qui, aujourd’hui, se cherchent dans la religion.

« N’ayant jamais mis les pieds dans une mosquée, je ne savais pas ce que j’allais y trouver. Mais parfaitement ce que je fuyais. »

Gabrielle SCHAFF

Portrait ©Astrid di Crollalanza

 

 

 

 

 

 

 

 

Gabrielle Schaff est née en 1982 à Nancy.

Réalisatrice, Gabrielle Schaff a étudié la littérature et le cinéma avant de reprendre ses études en Master de création littéraire au Havre. Son premier roman, Passé inaperçu est paru aux éditions du Seuil.

Lien externe :

http://www.seuil.com/ouvrage/passe-inapercu-gabrielle-schaff/9782021387667

 

 

 

 

 

 

 

Passé inaperçu

Seuil – Janvier 2018

Fahd devait faire des repérages en Lorraine pour un film consacré aux chibanis, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960. Or il s’est soudainement volatilisé. Disparu sans laisser d’adresse. Tout en préparant le tournage, la narratrice se lance à sa recherche dans cet Est désindustrialisé, en se saisissant des quelques traces disponibles : des photos, des films de famille, des témoignages de proches. Ce faisant, elle réveille l’histoire de ses propres grands-parents Malgré-nous, ces Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Qu’est-ce qui nous définit ? Quelle place pour ceux qui apparaissent comme des doubles perdants ? Et qui était réellement Fahd ?