Gisèle BIENNE

Portrait © Mahmoud Alshara

 

 

 

 

 

 

 

Gisèle Bienne, romancière et essayiste, vit et travaille à Reims. Pendant dix années consécutives, elle y a conduit des ateliers d’écriture. Elle aime voyager, marcher, franchir des cols, mais on voyage aussi beaucoup en écrivant…

Elle est l’auteur de plusieurs romans et de deux essais. Elle a consacré quatre ouvrages à la Première Guerre mondiale où la Marne et l’Aisne sont présents. Cf. son site internet : https://giselebienne.jimdo.com/

Son dernier livre, La Malchimie, Actes Sud, a obtenu le prix Maurice-Genevoix. Très remarqué par la critique, il touche un large public et conduit Gisèle Bienne à débattre en de nombreux lieux. Elle y traite d’un fait sociétal d’importance : les produits phytosanitaires (pesticides) à travers l’émouvante relation frère/sœur ; un frère, ouvrier agricole, qu’elle a perdu, victime des effets de ces produits.

« Quel titre puissant et bien trouvé, mélange de malchance et d’alchimie, de maladie et de chimie, mot-valise gravé sur ce beau livre-tombeau que l’auteure a écrit pour son frère agriculteur, emporté par une leucémie après des années d’intoxication inconsciente par les pesticides. La force de ce texte, à la fois intime et engagé, vient des fils de soie que Gisèle Bienne tend entre les êtres, entre les souvenirs, entre les événements, entre les expériences. » « Télérama », 4 mai 2019.

 

Pour sa bibliographie et la revue de presse, se référer à son site : https://giselebienne.jimdo.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La malchimie
Actes Sud – Mars 2019

Sylvain et moi traçons notre sillon de chaque côté d’une ligne de démarcation qui s’est creusée malgré nous. Je suis étudiante, il conduit le tracteur de son patron, laboure, ensemence, moissonne les champs de son patron et les “traite”. “Traiter”, il a commencé jeune. On traite contre les maladies, pour les rendements, la propreté. On traite dans la plaine de façon préventive, curative, et intensive toujours. On traite, c’est radical et ça rapporte. Les engrais, les produits phytosanitaires, la terre absorbe tout cela.

Récit d’un empoisonnement, La malchimie témoigne de l’affection d’une sœur ayant perdu son frère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fous dans la mansarde
Actes Sud, coll. Un endroit où aller – 2017

Présentation des Fous dans la mansarde par  l’éditeur

Dans le silence envoûtant d’une mansarde rémoise, une dernière soirée d’adieu et de mémoire autour des fantômes de la narratrice : des proches, des anonymes ou des écrivains jamais revenus des tranchées. Un roman qui dessine l’implacable sacrifice d’une génération. Et la plaie béante ouverte dans l’histoire de la littérature par la guerre et son héritage.

Elle est la petite-fille de Ludovic B., revenu de la Première Guerre sans son ami Gervais tombé devant Craonne.

Elle rassemble alors pour une dernière soirée d’adieu et de mémoire ses fantômes, lesquels se jouent de la guerre sur le mode de la fête et de la farce. En toile de fond s’esquisse l’histoire familiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’étrange solitude de Manfred Richter
Actes Sud, coll. Un endroit où aller – 2013


Au long d’un été intense et brûlant, secoué par les ondes sismiques de la Seconde Guerre mondiale et du rapport à l’Allemagne, les identités complexes de Manfred, ancien prisonnier allemand resté en France après la Libération, et Hélène, jeune bachelière, s’éclairent l’une l’autre, dévoilant les fractures du passé et la part de solitude irréductible de chacun.

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