Eloïse Lièvre

Portrait copyright Richard Dumas

Eloïse Lièvre est écrivain et professeur. Elle a notamment publié Les gens heureux n’ont pas d’histoire (Lattès, 2016).

Elle vient de publier Notre dernière sauvagerie aux éditions Fayard.

Lien externe :

https://www.eloiselievre.fr/

https://www.fayard.fr/litterature-francaise/notre-derniere-sauvagerie-9782213716985

Notre dernière sauvagerie

Editions Fayard – Août 2020

Pendant trois ans, j’ai pris en photo les gens qui lisent dans le métro, parce que j’avais besoin d’un projet et d’un geste fort dans ma vie pour affronter une situation personnelle banale mais difficile, ma séparation d’avec le père de mes enfants, et une situation collective de violence sociale.

Ce texte est le récit de cette « aventure », à la fois petite sociologie impromptue de la lecture en milieux urbains et souterrains, histoire intime d’une femme qui (re)découvre la liberté et, au confluent des deux, réflexion sur la place du livre dans nos vies, hymne à cet objet magique dont j’ai voulu montrer le caractère politique.

 

 

LES GENS HEUREUX N'ONT PAS D'HISTOIRE

Les gens heureux n’ont pas d’histoire

Editions JC Lattès – Avril 2016

Ce livre est une sorte de calendrier de l’avent.
Pendant les quarante jours qui ont précédé mon quarantième anniversaire, j’ai écrit un texte par jour et par année en m’appuyant chaque jour sur une photographie me mettant en scène de zéro (quelques jours à peine) à trente-neuf ans.
Il s’agissait moins de dresser un bilan que de tenter de se réapproprier la vie qui passe, de tisser des fils entre les événements pour apercevoir, espérer, fabriquer une cohérence.
Les Gens heureux n’ont pas d’histoire, cette phrase de Tolstoï traînait dans ma tête parce que j’étais heureuse et croyais n’avoir rien vécu. Mon calendrier de l’avent raconte, par le récit de soi qui est nécessairement fiction, comment l’on devient, un caractère et une personne, des rêves et des ambitions, orientés, déterminés, polis par ceux qui nous précèdent et nous accompagnent, aïeux et parents, puis ceux qui nous côtoient et nous forment, camarades, amis, amoureux, enseignants, et tous ces objets qui passent en nous, les films, les tableaux, les livres, les chansons, leurs personnages et leurs auteurs, mais aussi ces événements que nous vivons, l’historique aussi intimement que l’intime, de l’élection d’un président de gauche, à des attentats meurtriers dans le RER, en passant par la chute du mur de Berlin, du premier contact avec la mort à la naissance de nos enfants, en passant par l’unique gifle reçue, la première expérience sexuelle, le premier chagrin d’amour, et le lancinant, l’enlisant quotidien.

LA BICHE NE SE MONTRE PAS AU CHASSEUR

La biche ne se montre pas au chasseur

Editions D’un Noir si bleu – 2012

Une jeune femme veut un enfant. L’enfant ne vient pas. Le désir la déchiquette à belles dents. Elle veut comprendre, il doit bien y avoir une explication, une bouée rationnelle, physique, à laquelle se raccrocher. Dans sa quête, elle rencontre successivement une ogresse lilliputienne, une gentille patricienne paresseuse, un ours plaisantin, un fana des jeux vidéo in utero, des cyber-­sirènes, et les affres de la normalité. Tout va malheureusement bien.
Alors elle décide de prendre sa tête au sérieux.
Dans sa tête, il y a un souvenir de grand-mère, des chiens, des chats, des chevaux, et un événement.

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