Gérard Mordillat

Fiche mise à jour pour l’édition 2015 de la Fête du Livre de Merlieux
 

Gérard Mordillat (2009)

© Gérard Mordillat

Né à Paris en 1949, dans le quartier de Belleville, d’un père serrurier à la SNCF, et d’une mère venue d’outre-Atlantique, Gérard Mordillat s’intéresse très vite à la littérature et au cinéma.
Ouvrier imprimeur, il publie des poèmes, travaille avec Roberto Rossellini, coréalise avec Nicolas Philibert un documentaire sur les patrons, devient responsable des pages littéraires du journal Libération, qu’il quitte dès la publication de son premier roman, Vive la sociale ! en 1981.
Après l’adaptation de son livre au cinéma en 1984, il enchaîne romans et essais, fictions et documentaires pour le cinéma et la télévision.
Il est l’un des « papous » de l’émission de France-Culture Des Papous dans la tête depuis sa création en 1984.
Il est notamment l’auteur de Les Vivants et les Morts (roman, 2005 / feuilleton en 8 épisodes, 2010), Notre part des ténèbres (roman, 2008), Rouge dans la brume (roman, 2011), Les Cinq Parties du Monde (roman, 1984 / téléfilm 2012) et de Le Linceul du vieux monde (recueil de poèmes, 2011).
Il a coréalisé avec Jérôme Prieur La Véritable histoire d’Artaud le Mômo (documentaire sur Antonin Artaud, 1993), Corpus Christi , L’Origine du christianisme et L’Apocalypse (séries documentaires traitant du christianisme, 1998, 2003, 2008).
Les deux auteurs ont réalisé une nouvelle série, Jésus et l’islam, sur le lien entre les religions juive, chrétienne et musulmane, qui sera diffusée sur Arte en novembre 2015.

 

Gérard Mordillat, La Brigade du rireLa Brigade du rire
Albin Michel – 08/2015
Il y a Kowalski, dit Kol, Betty, licenciée de l imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Ils sont chômeurs, syndiqués, certains exilés, tous ont été des travailleurs. Pas des « cocos », ni des militants. Des hommes et des femmes en colère, qui décident de régler leur compte à cette société où l autorité du succès prime sur celle du talent. Des samouraïs, des mercenaires, une redoutable fraternité constituée en Brigade du rire. Leur projet ubuesque et génial tient à la fois de la supercherie que de la farce grotesque : kidnapper et faire travailler Pierre Ramut, l éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l installer devant une perceuse à colonne pour faire des trous dans du dularium. Forcé de travailler selon ce qu il prescrit dans ses papiers hebdomadaires semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche , Ramut saura désormais de quoi il parle…
Le héros de ce roman c est l amitié qui unit cette ancienne équipe de hand-ball ; L héroïne, cette comédie loufoque, ce pied de nez à un système pétri de contradictions et enfermé dans ses convictions. Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers Vive la sociale, Les Vivants et les Morts Gérard Mordillat parle du monde d aujourd hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d’un grand éclat de rire.

Gérard Mordillat, XeniaXenia
Éditions Calmann-Lévy – 01/2014
Xenia a vingt-trois ans, mère célibataire, elle galère comme toutes celles qui sont comme elle. Blandine, sa voisine, la trentaine épanouie, mère d’un grand ado métis, est sa meilleure amie, son unique alliée face aux jours difficiles, aux nuits d’orage.
Quand Xenia se retrouve sans travail, Blandine réussit à la faire embaucher au supermarché, à ses côtés. Dès lors, l’horizon de Xenia s’éclaircit. Elle trouve l’amour auprès de Gauvain et s’éloigne alors petit à petit de Blandine.
Mais un jour tout bascule pour Blandine, menacée de licenciement. C’est alors au tour de Xenia de lui venir en aide. Les deux jeunes femmes vont faire front ensemble malgré les incompréhensions et les malentendus qui s’étaient installés entre elles…
Xenia, c’est une histoire d’amitié, de rébellion, de solidarité. C’est l’histoire de deux femmes, Thelma et Louise en lutte contre la violence de la société, deux héroïnes portées par les élans du coeur.

Gérard Mordillat, Le miroir voiléLe Miroir voilé
Éditions Calmann-Lévy – 01/2014
Devant un film de Jean Cocteau ou de Pasolini, devant un scénario de Jacques Prévert, devant les photos de Georges Azenstarck, celles des prêtres-ouvriers par Joël Peyroux, celles des albums de famille en banlieue, devant les toiles de Patrice Giorda ou d’Ernest Pignon-Ernest, mais aussi devant une page des Cantos d’Ezra Pound ou d’un texte d’Antonin Artaud, qui ne s’est posé la question : qu’est-ce qu’on y voit ? Et plus interrogateur encore : qu’est-ce qu’on y lit ?
Au regard de textes écrits séparément mais tous gouvernés par cette même question : le mot et l’image seraient-ils frères de sang de l’écriture ?, Gérard Mordillat interroge les œuvres picturales, photographiques, littéraires ou cinématographiques qui, depuis toujours, sous-tendent et ses films et ses livres.

La Boîte à ragoût
Éditions La pionnière – 2014
Une opération de la vésicule biliaire ? Mieux vaut, pour la résoudre, être bon en calcul. Ou à défaut, jouer avec les mots. Heureusement pour lui, c’est là un domaine où excelle Gérard Mordillat qui nous relate dans ce petit livre un curieux chemin de croix parsemé de drôles de cailloux !

 

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