Jean-Pierre Levaray

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Avec 42 ans d’usine au compteur, Jean-Pierre Levaray, de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), est ouvrier à la retraite d’une usine chimique de Grand-Quevilly, près de Rouen, et il a eu beaucoup de choses à dire sur son quotidien. Après des ouvrages tels que Putain d’usine (L’Insomniaque) ou encore Tue ton patron (Libertalia), le syndicaliste CGT présente, depuis février 2016, ses dix dernières années d’activité dans l’usine Grande-Paroisse de l’agglomération, dans un ouvrage compilant l’ensemble de ses chroniques, Je vous écris de l’usine, publiées sur le mensuel CQFD. (source ©Normandie-actu)

Liens externes
Entretien avec Jean-Pierre Levaray – Normandie-Actu – 15 avril 2016
Le Temps des libraires consacré à  Je vous écris de l’usine de Jean-Pierre Levaray – France Culture – 31 mai 2016

Je vous écris de l'usine
Je vous écris de l’usine
Editions Libertalia – Janvier 2016

« La véritable histoire des ouvriers ne peut être mieux racontée que par les ouvriers eux-mêmes. Pour écrire sur l’usine, il faut la vivre de l’intérieur, la renifler avec ses tripes. Jean-Pierre Levaray trouve les mots justes pour raconter son quotidien. Il est l’un des maillons de cette usine d’engrais chimiques, située à Grand Quevilly, près de Rouen, filiale de Total jusqu’en 2014, classée Seveso 2, seuil haut. »
Extrait de la préface de Hubert Truxler (dit « Marcel Durand »), auteur de Grain de sable sous le capot (Agone, 2006).
Pendant dix ans (2005-2015), chaque mois, Jean-Pierre Levaray a animé la chronique « Je vous écris de l’usine » dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, sa classe. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce texte vient d’en bas. Il en a le goût et l’odeur. Ode à l’écriture prolétarienne.

Pour en finir avec l'usine

Pour en finir avec l’usine
Editions Libertaires – Avril 2016

J’ai fait mon temps à l’usine. Même pas parti dans un plan de restructuration, même pas eu le courage de démissionner. J’ai fait mes quarante-deux ans. Pas fier pour autant. On a tous cru que la boîte ne tiendrait pas des années et on annonce toujours sa fin prochaine. Et pourtant elle tourne toujours. Cahin-caha.
Alors pour en finir avec elle, un état des lieux, des portraits de prolos, des luttes, des moments de déconne entre collègues pour tenir le coup. Pas de la nostalgie, juste des instantanés sur mes années, sur nos années d’usine. Inscrire tout cela noir sur blanc pour ne plus avoir à y revenir. « Je quitte l’usine et ne me retourne pas. Pas par peur d’être transformé en statue de sel, mais parce que c’est devenu mon passé et que j’ai tant d’autres choses à faire. »

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