Perrine ROUILLON

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Perrine Rouillon est née à Tunis en 1951, « numéro quatre » d’une fratrie de huit filles et un garçon. Fille de diplomate, elle a passé son enfance à Ottawa, Paris, Rabat, New York puis Athènes. Après une classe préparatoire littéraire à Paris, elle obtient en 1981 le diplôme de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques dans la section « Réalisation et prise de vue ». Elle crée en 1970 la Petite Personne, un croquis minimaliste d’à peine plus d’un centimètre de haut, dont les aventures sont publiées dans plusieurs revues françaises. Le dialogue poétique entre ce petit dessin et la narratrice a ensuite donné naissance à plusieurs ouvrages destinés autant aux adultes qu’aux enfants.
(Ricochet)

Elle a publié son premier livre La Petite Personne en 1994 chez 813 édition et les suivants au Seuil : Mona-Mie ; Le Diable, l’Amoureux et la Photocopine ; Le Petit Dessin avec une culotte sur la tête ; La Petite Personne et la Mort ; Tu me dessines et tu me regardes pas ; L’Abécédaire de la Petite Personne.
Le dernier, Moi et les autres petites personnes on voudrait savoir pourquoi on n’est pas dans le livre est paru aux éditions Thierry Marchaisse en 2016.

Lien externe
http://www.editions-marchaisse.fr/


Moi et les autres petites personnes on voudrait savoir pourquoi on n’est pas dans le livre
Editions Thierry Marchaisse – Octobre 2016

Sur une page sans cases ni bulles, un dialogue tendu et intime, comico-métaphysique, entre deux personnages qui ne sont pas de la même espèce. L’écriture ne pense qu’à s’embarquer dans une narration, le dessin qu’à être sur la page…
Où cela peut-il les mener ? Et que pèsent l’Amoureux, le Prince des Ténèbres, la Mort ou même la Vie qui déboule avec sa fleur, dans un amour entre créatrice et créature ? Entre soi et soi ?


L’abécédaire de la petite personne
Seuil – Février 2008

A chaque nouveau livre, Perrine Rouillon ne cesse de nous réjouir. Elle poursuit et signe une nouvelle aventure en compagnie de son minuscule personnage qu’elle reprend là où elle l’avait laissé. Souvenez-vous, dans « Tu me dessines et tu ne me regardes pas », elle terminait, après avoir donné naissance à un drôle de gribouillis qui deviendra la petite personne, par l’abécédaire de son personnage. Ici, elle donne l’occasion à son héros de papier de dérouler l’alphabet dans l’ouvrage entier. Et il ne s’en prive pas. De A à Z, la petite personne mime et fait deviner au lecteur un ou plusieurs mots par lettre. C’est surtout, une fois encore, un délicieux dialogue entre son personnage de papier et l’auteur, apparaissant à travers une ombre chinoise que l’on suit à chaque page. Ils se donnent la réplique, se prennent d’affection tandis que son minuscule personnage gagne un peu d’autonomie. Un abécédaire gorgé d’humour, avec des cabrioles, un zeste d’impertinence et un peu de rébellion de la part d’un petit personnage ô combien expressif. Toujours autant de maîtrise pour un univers qu’on aime retrouver tome après tome. Encore bravo !


La petite personne et la mort
Seuil – Avril 2005

Les personnages nous sont présentés au début de l’ouvrage ; la Petite personne, la Mort, la narratrice et le point final. La rencontre entre la Petite personne et la Mort se construit sur des quiproquos qui font sourire et qui font ressentir toute la distance qui sépare les deux petits êtres. Peu à peu, leur rapprochement se fait sentir et inquiète la narratrice. Malgrès son introduction dans leur conversation pour tenter d’imposer une fin à cette histoire, la Petite personne semble de plus en plus intriguée par la Mort. Une lutte va se jouer entre les trois, jusqu’à ce que le point, final celui-là, soit posé.

Un petit livre que l’on a du mal à classer, entre « le style du conte philosophique dessiné, le poème praphique, la chanson de gestes ». Les dessins et textes très courts se succèdent pour nous dévoiler une lutte entre la vie et la mort, qui rappelle très subtilement sur la quatrième de couverture que chacun « contient sa mort comme le fruit son noyau. » Malgré une apparence simple et épurée, le sens frôle le domaine de la philosophie et nécessite une lecture partagée avec l’adulte.


Le petit dessin avec une culotte sur la tête
Seuil – 2001

Dans un petit format carré, des images en noir et blanc.
Le narrateur discute avec son dessin.
Page de gauche, le narrateur est représenté sous la forme d’une ombre chinoise. Page de droite, le petit dessin au trait noir, cher à Perrine Rouillon. Le petit dessin n’est pas content de son sort et un étrange dialogue va se nouer entre le gribouillis et son créateur.

Un dessin minimaliste, des dialogues surréalistes… et l’art de dire tout sur le métier avec presque rien. Une réussite.

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