Nicolas JAILLET

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BIOGRAPHIE :

Né en 1971 en banlieue parisienne, Nicolas Jaillet découvre le théâtre à l’adolescence et en fait son premier métier.

Après le succès de Mauvaise Graine et Fatal Baby aux éd. La Manufacture de livres, il publie Fernanda (2023), aux éditions la Grange Batelière et Frater (2024) aux éditions Faction.

Il anime également des ateliers d’écriture, des ateliers d’insertion sociale par le théâtre et un duo musical guitare-cor, La Joie du Bonheur.

QUELQUES LIVRES :

Je suis de mon cœur le vampire

La Grange batelière, 2025

« À J. G. F. » Telle est la dédicace de Charles Baudelaire en tête de son recueil Les Paradis artificiels et de son poème « L’Héautontimorouménos ». À ce jour, sa signification n’a pas été élucidée.

Un siècle et demi plus tard, un libraire, Pierre de Gondol, apprend que sa compagne a disparu. La résolution de cette énigme littéraire sera la clef de son enquête.

Je suis de mon cœur le vampire raconte cette quête, entre humour, misanthropie, passion amoureuse et toutes sortes d’ivresses, jusqu’à une apothéose inoubliable.

Fernanda

La Grange batelière, 2023

Au Portugal, dans les années 1960, Fernanda est contrainte de quitter son village. Elle est enceinte, la pauvreté de la famille, les traditions et les commérages ne pardonnent pas à cette fille-mère. Comme de nombreux Portugais à cette époque, elle prend la route de l’émigration clandestine vers la France : « O Salto », le grand saut par-dessus les frontières. Avec un groupe d’exilés, livrés aux passeurs, ils traversent la péninsule ibérique, traqués par les polices portugaises et espagnoles. Cette terrible odyssée la mène jusqu’au bidonville de Champigny, où elle est accueillie par sa tante. Déplacée de sa campagne portugaise dans une métropole en pleine effervescence, Fernanda doit apprendre une nouvelle vie.

La légende raconte que sa rencontre avec un vieux garçon de la chanson française, qui n’est autre que Georges Brassens, serait à l’origine d’une chanson du célèbre musicien.

Ce roman, fruit de recherches et de témoignages recueillis par l’auteur, explore l’histoire de l’immigration portugaise, très souvent négligée.

Mauvaise graine

La manufacture de livres – Juin 2020

Jeune institutrice, Julie mène une vie tranquille de célibataire sans histoire. La première surprise, c’est ce bébé dans son ventre, arrivé là mystérieusement et pourtant, elle sait bien qu’un enfant, ça ne se fait pas tout seul. La deuxième surprise, plus grande encore, c’est que cette grossesse développe chez elle d’étranges pouvoirs. Ne lui reste plus qu’à mener l’enquête pour comprendre ce qui lui arrive et régler ses comptes…

A mi-chemin entre Kill Bill et Bridget Jones, Mauvaise graine est un roman fantasque et trépidant à savourer sans reprendre son souffle.

Ravissantes

Editions Bragelonne – Mars 2018

Ilona Kowalsk est jeune est belle, et d’ailleurs, c’est son métier. Elle se lève tous les matins à 5 heures, fait du sport, ne mange pas, ne boit pas, ne sort pas, change de tenue trois à dix-sept fois par jour.

Ilona est mannequin, et ce n’est pas comme ça qu’elle va trouver l’âme soeur. Ses relations avec les hommes sont difficiles. Elle les intimide, ou bien ils ne cherchent qu’à se pavaner à son bras.

Sa complice et agent, Lucie Chanterelle, un mètre soixante pour quatre-vingts kilos, a plus de chance. Elle mange, boit et sort sans la moindre retenue. Est-ce pour cela qu’elle exerce sur les hommes une fascination sexuelle irrépressible ?

Quand Zlotan Marvelis, un créateur en pleine ascension, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en oeuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait donc appel à son ami Pierre Barbier, gigolo free-lance.

La Maison

Editions Bragelonne – Septembre 2016

La Maison : En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean, l’homme triste et violent qu’elle vient d’épouser. Mais en elle, une graine est en train de germer. Pendant des années, elle survit à son quotidien et élève leur enfant. En silence, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

Sansalina

Gallimard / Folio policier – Novembre 2010

Pablo Zorfi va mal. Son quotidien n’est que meurtres, enlèvements et trahisons. Dans le Mexique des années 20, les bordels tournent à fond, loin de la poussière et des Pancho Villa moustachus. L’enfant des rues de Sansalina est maintenant le maître de la ville. Mais il est devenu mauvais comme un crotale. Ses meilleurs amis le terrorisent. Il n’a qu’une solution pour se convaincre qu’il a encore un avenir : revoir Dolores. Toucher sa peau. La jeune femme respire la liberté. Personne ne lui dicte ce qu’elle doit faire. Elle a oublié Sansalina, sa violence et ses hommes. Dolores aussi avait un rêve d’enfant, pour lequel elle a tout sacrifié. Elle a fondé une bibliothèque. Le jour où ce rêve explose comme une vulgaire boîte d’allumettes, c’est un autre combat qui s’engage.

Elsa FLAGEUL

BIOGRAPHIE :

Depuis son premier roman, J’étais la fille de François Mitterrand, paru en 2009, Elsa Flageul a publié Madame Tabard n’est pas une femme (2011), Les Araignées du soir (2013), Les Mijaurées (2016), en cours d’adaptation pour le cinéma, À nous regarder, ils s’habitueront (2019) et Hôtel du bord des larmes. Une Fille difficile est son septième roman.

Avant de se lancer dans l’aventure romanesque, Elsa Flageul a d’abord étudié le cinéma et travaillé sur l’œuvre de Jacques Demy. Le cinéma garde une influence majeure sur son travail d’écrivain, caractérisé par un sens aigu de la musicalité et une écriture d’une grande délicatesse.

QUELQUES LIVRES :

Une Fille difficile

Mialet Barrault, 2025

En 1989, dans la cour de l’école, Laure et ses copains jouent à jeu qu’ils appellent la brûlure indienne : les garçons courent après les filles et s’ils les attrapent, les embrassent ou leur frottent violemment le bras.

Plus tard, adolescente dans le Paris des années 90, Laure désire le corps des garçons. Le soir, dans la rue, la peur au ventre avec sa mini-jupe et sa dégaine de fille facile, elle rêve de baiser mais dit faire l’amour pour ne pas avoir l’air de… Toujours, pourtant, elle laisse aux garçons le soin de faire le premier pas. Parce que c’est comme ça. Parce que ça a toujours été comme ça.

Et puis un soir de 2005, Laure croise Samuel. La rencontre qui change tout. L’amour comme une obsession, le sexe joyeux et la place qu’on trouve enfin. Le grand amour. La maison. Le travail. L’enfant. La vie. La vie qui va. Impérieuse et décevante. Magnifique et cruelle.

L’amour peut-il résister aux temps qui changent, à la société bouleversée par #metoo ? Laure saura-t-elle rester une fille difficile ? Et d’ailleurs, c’est quoi une fille difficile ?

Hôtel au bord des larmes

Mialet Barrault, 2021, J’ai lu, 2023

Les « divorce hotels » promettent de divorcer en un week-end, sans tracas ni démarches interminables, dans un souci de médiation, de bonne humeur, et même de bien-être. L’Hôtel du bord des larmes est l’un de ces hôtels.

En ce vendredi de début d’été, il accueille Cécile et François, désolés d’en arriver là, pas très convaincus par l’idée, mais bien décidés à rompre ce mariage tout en préservant leur fille : ce que l’amour a fait mourir, la famille qu’ils étaient les oblige à le laisser en vie. Au cours de ces deux jours, ils vont revivre les émotions qui les ont unis puis séparés, accepter de prendre leurs distances… et faire de nouvelles rencontres. Et ça, ce n’était pas prévu.

À travers les aventures touchantes et drôles de ses jeunes personnages, Elsa Flageul dessine un portrait acide et très subtil de la difficulté à vivre des nouvelles générations.

A nous regarder, ils s’habitueront

Julliard, 2019, J’ai lu, 2021

« Ils sonnent à l’interphone, s’annoncent, entrent, ouvrent leur casier fermé à clef, y déposent leurs sacs, leurs manteaux, se lavent soigneusement les mains au savon, pendant plusieurs secondes, chacun leur tour, sans parler, sèchent leurs mains avec du papier puis les passent sous une pompe géante de solution hydro-alcoolique, se les frictionnent longtemps, sèchent leurs mains avec du papier, enfilent chacun une blouse jaune transparente, Vincent attache celle d’Alice dans le dos, Alice attache celle de Vincent.

Ils ouvrent la porte qui sépare César du reste du monde. Chaque matin, après avoir accompli tout cela, Alice met la main sur la poignée de la porte, chaque matin elle prend une grande inspiration, ferme les yeux et dit tout bas : j’espère que la nuit s’est bien passée. Chaque matin.

En réalité chaque matin elle se demande : mon bébé est-il mort ? »

Les Mijaurées

Julliard, 2016, Hauteville, 2017

Que deviennent les amitiés adolescentes ?

En 1992, Lucile et Clara entrent en quatrième dans le même collège parisien. Parce qu’elles se sentent différentes des autres, elles vont se rapprocher, jusqu’à devenir inséparables. Les années 1990 s’achèvent, un nouveau siècle voit le jour, et Lucile et Clara cherchent à se faire une place dans ce monde qui ne les attend pas et que la crise et l’arrivée du sida fragilisent. Leur duo, aussi incandescent, aussi amoureux que le sont les amitiés adolescentes, est une armure pour se jeter dans ce siècle tout neuf, pour découvrir l’amour et s’inventer une vie qu’elles imaginent ensemble, toujours. En 2001, les tours jumelles s’effondrent, la vie est là, avec ses échardes, avec ses blessures, avec la maladie, la passion, la mort, avec aussi parfois des rêves qui se réalisent… Lucile et Clara, ensemble, oui, mais jusqu’à quand et, surtout, comment ?

Emilie DESVAUX

Photo – droits réservés

BIOGRAPHIE :

Née à Toulouse, Émilie Desvaux est l’auteure de plusieurs romans.

QUELQUES LIVRES :

Le Ciel de Tokyo

Rivages, 2025

Au cœur de Tokyo, la Gaijin House : une pension bohème réservée aux étrangers. Voyageurs, expatriés et paumés s’y rencontrent au hasard de leurs pérégrinations, parfois d’un accident de parcours. Il y a là Camille, jeune épouse en fuite qui ignore tout d’elle- même, Flavio, l’érudit solitaire, Lénine qui s’invente des vies. Ensemble, ils tissent les fils d’une existence commune, oscillant entre le désir de s’ancrer et la peur de l’avenir.

Le Jardin de minuit

Stock, 2013

« J’ai beaucoup repensé au jardin de la Maison Grise depuis qu’Élise a disparu.

Son image se glisse en moi chaque fois que je passe trop de temps à ressasser l’enquête. Comme un flash ou un léger malaise. Comme la contraction involontaire d’un muscle.

Lorsque, allongé sur le canapé, je me répète ce que je sais : Élise a quitté son appartement entre le 28 et le 30 novembre 1997, elle ne travaillait pas à un quatrième roman, la piste de ses amants n’a mené nulle part. Simplement, elle a disparu.

Je suppose qu’elle a pu se lasser de son genre de vie, partir sur un coup de tête. Ou bien – et c’est une possibilité glaçante – avoir un accident brutal. Il est très difficile de ne pas imaginer (dis, tu veux voir un truc horrible ? ) qu’un des types avec qui elle sortait ait pu lui faire du mal.

Pourtant, alors même que je me perds en hypothèses, ma pensée telle une eau souterraine filtre malgré moi vers le jardin de la Maison Grise. J’entends un oiseau crier, je me demande si ma jumelle ne me tend pas un piège ; c’est une idée stupide, j’ai cependant l’impression confuse qu’un événement se prépare. »

A l’attention de la femme de ménage

Rivages, 2011, J’ai lu, 2011

C’est une belle demeure de campagne, au milieu d’un parc arboré, pleine d’escaliers, d’enfilades de pièces et de mobilier élégant. C’est une maison peuplée de souvenirs, de fantômes et de rêveries où vivent deux femmes. L’une est veuve depuis quelques mois. Elle s’installe souvent dans le salon d’hiver, pour lire, silencieuse et pensive. L’autre, c’est Marie-Jeanne, une jeune fille vive et désordonnée, infiniment sensuelle. Sans attaches, elle a surgi un jour pour qu’on s’occupe d’elle et n’est jamais repartie.

Les deux femmes se sont éprises, mais, au fil de quelques saisons, la veuve supporte de moins en moins la présence de Marie-Jeanne, ses longs bains mystérieux, son amour inconditionnel, et se fait plus cruelle. Se glissent dans ses songes l’ombre de sa mère, dure et sèche, et celle de son père, qui lui racontait le mythe ensorcelant des sirènes. S’immisce en elle le désir de détruire cet amour finissant ou de le transformer en autre chose.

En arrière de l’histoire de ces femmes, et comme confondue avec la maison, la femme de ménage passe telle une ombre. Elle est la dépositaire de leurs secrets. Le témoin de leur amour trouble et de leur étrange métamorphose.

Eloïse COHEN DE TIMARY

Photo copyright JC Lattès

BIOGRAPHIE :

Eloïse Cohen de Timary est née à Paris en 1982. Diplômée en sciences politiques, journaliste, rédactrice, elle a vécu un temps en Argentine.

QUELQUES LIVRES :

Ce qu’il restera d’eux

Editions JC. Lattès, 2024

Tunis, 1942. Anne Dormoy est l’une des premières femmes médecins du pays. Passionnée, dévouée à ses patients, elle vit pourtant avec une blessure secrète : son fils aîné, révolté contre la société coloniale, a rompu avec sa famille depuis des années. Un soir d’été, alors que la guerre prend un tour nouveau en Afrique du Nord, il réapparaît.

Cette fresque foisonnante et sensible, qui s’étend jusqu’à l’indépendance du pays, retrace le destin d’une famille prise dans la tourmente de l’Histoire. Amours contrariées, désillusions, tempêtes de l’exil : Anne et les siens devront chacun trouver leur chemin dans un monde qui leur échappe.

Les amants météores

Editions JC Lattès, 2020

Un soir, dans un bar, Marianne fait la rencontre de Virgile, un paysagiste talentueux, fantasque et homosexuel. Très vite, c’est l’évidence : ils s’aiment comme on ne s’aime qu’une fois. Des rues de Paris aux plages bretonnes, leur amour a le goût citronné et sec de la margarita, celui des huîtres iodées, des bons vins et des soirées déjantées ; leurs cœurs s’accordent au rythme de Patti Smith, Janis Joplin et de la variété italienne des années 80. Ensemble, Marianne et Virgile mènent une vie de fête et de gaieté, ils ont des projets d’avenir, et bientôt aussi le désir d’avoir un enfant. Jusqu’au jour où leur ciel va brusquement s’assombrir, et leur quotidien se muer en une lutte effrénée pour sauver l’amour et les rêves.

Babylone Underground

Editions Serge Safran, 2015

Gaston Galibert se fait passer pour mort afin de commencer une nouvelle vie. Il laisse derrière lui femme et enfants, se procure de faux papiers. Mais, contre toute attente, il se voit contraint de vivre sous l’identité de « Marguerite Schwartz ».

D’Étretat à Paris, de Buenos Aires à Valparaiso, le voici plongé dans un univers interlope peuplé de travestis, transsexuels. Au fil de ce voyage insolite, le lecteur, tout à la fête, ne sait plus où donner de la tête !

Anne BASSI

Portrait – Droits réservés

BIOGRAPHIE :

Née à Paris, Anne Bassi a été avocate pendant une dizaine d’années. Elle a ensuite créé une agence de communication qu’elle continue de diriger.

QUELQUES LIVRES :

Dieu le fit

Marque-pages / Ed. du Layeur, 2024

Né en 1944 dans la Drôme, Christophe Lemaire est le fils d’agriculteurs endettés. Poussé par son instituteur qui décèle en lui une intelligence remarquable, il échappe à sa condition sociale et devient un brillant et célèbre avocat du Barreau de Paris.


Devenu riche et influent, un procès va pourtant faire ressurgir les fantômes du passé et deux secrets de famille qui vont bouleverser ses repères et lui faire comprendre que son destin est lié autant à son héritage familial qu’à l’Histoire.

Ce deuxième roman d’Anne Bassi est sélectionné pour le Prix Merlieux des bibliothèques 2025.

Le Silence des matriochkas

Bérangel,2020

Rebecca, Raïssa, Anouchka… Trois femmes d’une même lignée, trois destins… Et un secret. Elles sont liées par ce qu’elles ont de plus intime, l’unité duelle mère-fille.

Inspiré de faits réels, ce roman vous transporte de 1885 à aujourd’hui, de Kiev à Paris en passant par Berlin.

En 2017, Anouchka, la petite fille, l’avocate, affronte le silence qui imposa son empreinte à chaque génération et reconstitue son histoire familiale à travers une enquête qu’elle mènera avec un généalogiste allemand. Elle découvrira un secret de famille enfoui depuis des décennies, une lignée mystérieuse et une transmission qui la dépasse.

Marjorie TIXIER

Marjorie Tixier – Portrait Droits Réservés

BIOGRAPHIE :

Marjorie Tixier est professeure agrégée de lettres modernes.

Après Un matin ordinaire, Un autre bleu que le tien et A l’encre rouge, tous trois parus chez Fleuve Éditions et Pocket, Le pays blanc est son quatrième roman.

Elle écrit également de la poésie et puise son inspiration dans la musique, la peinture et les voyages.

QUELQUES LIVRES :

Le Pays blanc

Fleuve éditions, 2024

1926, Nowa Wieś. Jamais Helena n’aurait imaginé quitter la Pologne, ce pays blanc qu’elle aime tant, et sa sœur jumelle Broni qui est comme une seconde âme pour elle. Pourtant, afin de sauver l’enfant illégitime de Broni, elle part pour un exil sans retour avec le nourrisson. La France sera leur refuge, et le silence d’Helena la garantie de leur survie. Du moins le croit-elle.

2022, Paris. Thomas n’a jamais réussi à parler avec sa mère, Dorothée, de son pays d’origine qu’elle a effacé de sa mémoire, jusqu’au jour où les questions deviennent trop nombreuses et trop pressantes. Il sent qu’il doit « retourner » en Pologne, reprendre l’histoire là où elle s’est arrêtée.

Un roman qui retrace, à travers le vingtième siècle, les destins croisés de quatre générations qui se font écho autour d’une seule quête : celle de la liberté.

A l’encre rouge

Fleuve éditions, 2023

Est-il possible de prendre une revanche sur la vie ? Il y a des revanches plus cruelles que la blessure qu’elles vengent…

Lysiane n’a jamais voulu être mère, et Jolene n’a jamais considéré comme telle cette tornade blonde aux ongles rouges qui débarquait un lundi sur trois à l’auberge de ses parents pour lui couper les cheveux et faire des remarques acides.
L’enfant grandit loin dans sa paisible province pendant que la mère, partie à la ville, s’épuise à combattre des moulins. Jusqu’à ce qu’elle pose les yeux sur cette fille dont elle ne s’est jamais souciée. Et décide qu’elle sera sa revanche sur la vie.

Un autre bleu que le tien

Fleuve éditions, 2022, Pocket, 2023

Soigner les bleus de l’âme…

Voilà vingt ans que Rosanie vit retranchée avec son mari, dans un chalet en altitude, à l’abri du reste du monde. Voilà vingt ans qu’elle est muette, plongée dans un silence instinctif qui, seul, semble la protéger d’un traumatisme dont elle ne garde aucun souvenir. Jusqu’au jour où, malgré sa crainte de l’eau, elle entre dans les thermes de la ville et rencontre Félice, une autre femme brisée. Un événement qui fait vaciller ses défenses, pour enfin libérer la parole et révéler ce qui était enfoui derrière ce mur de silence…

Un autre bleu que le tien, deuxième roman de Marjorie Tixier, a été lauréat du Prix Merlieux des bibliothèques 2022.

Un matin ordinaire

Fleuve éditions, 2020, Pocket, 2021

C’était un matin ordinaire, jusqu’à ce que tout bascule…


Pour Laurence, le vendredi matin est l’occasion d’un rituel qu’elle ne manquerait pour rien au monde. Elle vole une heure de liberté à son quotidien réglé comme du papier à musique. Entre son travail, ses deux filles, son père malade et son mari, elle n’a pas une minute de plus. Une heure pour chausser ses baskets, et courir dans la forêt. Une heure pour rêver aux voyages qu’elle n’a jamais entrepris, aux mots qu’elle devrait dire à son mari. Une heure de répit qui s’achève lorsque sa voisine l’espionne au rideau et guette son retour, à dix heures tapantes. Mais ce vendredi-là, les minutes passent. Laurence n’est toujours pas revenue. Lorsqu’elle réapparaît une heure plus tard, elle n’est plus la même…

Anne-Sophie MOSZKOWICZ

Portrait de Anne-Sophie (Anne Sophie) Moszkowicz 23/02/2022 ©Philippe MATSAS/Leextra

BIOGRAPHIE :

Anne-Sophie Moszkowicz est née à Nice en 1984. Anne-Sophie travaille dans l’édition.

QUELQUES LIVRES :

Maison libre, sans toit ni cloison

Héloïse d’Ormesson, 2022

Si Claire s’enfuit voir l’océan, c’est pour retrouver le souvenir d’un père qui, déjà, s’efface. Dans sa poche, une vieille carte postale l’a guidée jusqu’à la côte atlantique. C’est la clé vers Mai 68, vers la personne qu’était son père avant d’être son père, cet étudiant en architecture aux mèches rousses qui, au lieu d’arracher les pavés de Paris, préférait dessiner des maisons. C’est la clé de son deuil. Elle frissonne à chaque ressac, en équilibre sur une crête qui sépare le futur du passé.
Elle tremble mais ne cède pas, auréolée de cette volonté qui s’empare de ceux qui reçoivent en héritage la liberté.

https://www.lisez.com/livre-grand-format/maison-libre-sans-toit-ni-cloison/9782350877822

Ce deuxième roman d’Anne-Sophie Moszkowicz est sélectionné pour le Prix Merlieux des bibliothèques 2023.

N’oublie rien en chemin

Les Escales, 2017, Pocket, 2018

Tôt ou tard, vient l’heure d’affronter ses démons…

À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait, Sandra, quarante ans, se voit remettre des lettres et des carnets de son aïeule. Rivka y livre un témoignage poignant sur sa jeunesse dans le Paris de l’Occupation, les rafles, la terreur, le chaos. Mais il y a plus. Par-delà la mort, la vieille femme demande à sa petite-fille d’accomplir une mission.
Une mission qui obligera Sandra à retourner à Paris, ville maudite, sur les traces de son amour de jeunesse, Alexandre. Un homme étrange, hypnotique et manipulateur dont Sandra ne pensait plus jamais croiser la route… Pour elle, l’heure est venue d’affronter ses démons.


Avec délicatesse, Anne-Sophie Moszkowicz brosse le portrait d’une famille prise dans les tourments de l’Histoire et nous entraîne dans les dédales de la mémoire.

Annabelle COMBES

BIOGRAPHIE :

Diplômée de NEOMA, Annabelle Combes est une romancière protéiforme qui a étudié l’histoire de l’art à l’École du Louvre ainsi que les métiers du livre. Elle est l’auteure de La Grâce de l’éclat de rire, prix littéraire des Rotary Clubs 2018, de La Calanque de l’Aviateur (2019) et de Baisers de Collection (2020). Cabanes de mer est son quatrième roman. 

QUELQUES LIVRES :

Cabanes de mer

Editions Héloïse d’Ormesson, 2023

Pour avoir le droit de séjourner dans l’une des sept cabanes que GD a posées sur les terres d’Adémar, il faudra répondre à ces trois questions : Quelle est votre couleur ? Qu’est-ce qui se délite en vous ? Si vous aviez le droit à un objet, lequel apporteriez-vous ? Grâce aux deux compères, les heureux élus repousseront les limites de leur horizon et découvriront que les plages ne sont pas que de sable. Elles sont aussi des châteaux forts. Que nous construisons. Que nous détruisons. Pour puiser un nouvel élan.


Sur le chemin qui mène à soi, il y a d’abord les autres. Cabanes de mer en est la magistrale illustration. De sa plume sensible et poétique, Annabelle Combes nous invite à prendre le temps de respirer, à contempler ce qui s’offre à notre regard et à saisir la main tendue.

Baisers de collection

Editions Héloïse d’Ormesson, 2021

Dans la vie de Jean, il y a ses polars, à succès, sa femme photographe, l’irrésistible Tosca, leur désir d’enfant, jamais assouvi. Épuisée par leurs échecs, Tosca a besoin de s’échapper, emportant avec elle l’inspiration du romancier. Dès lors une obsession poursuit Jean : celle des baisers qu’il a reçus, donnés ou rêvés. Et si cette piste était la clé pour accepter, se pardonner et se réinventer ? S’il fallait la suivre pour retrouver le goût de son métier ?


Puisque rien n’est jamais écrit, Jean et Tosca vont devoir accueillir le hasard, bousculer leurs certitudes et s’ouvrir à l’inattendu des rencontres.

La Calanque de l’aviateur

Editions Héloïse d’Ormesson, 2019, Pocket, 2021

À la disparition de leur mère, Leena a cessé de parler pour se réfugier dans les livres. Son frère Jeep a préféré les paradis artificiels. Des années plus tard, confrontés à un nouveau deuil, leurs chemins se séparent. La jeune femme quitte tout et achète l’ancienne mercerie en ruines d’un bourg isolé pour y ouvrir une librairie un peu particulière. Là, à deux pas de la mer, elle fera de cette maison des phrases le cocon de sa nouvelle vie. Et lorsqu’au cours des travaux, Leena découvre un trésor caché depuis des décennies, elle croit tenir le moyen de renouer avec Jeep, dont la trace s’est perdue dans les replis de leur histoire familiale. De ce passé émergera peut-être leur avenir…

Sylvie GRACIA

BIOGRAPHIE :

Sylvie Gracia est autrice et directrice littéraire de L’Iconoclaste.

QUELQUES LIVRES :

Nous n’étions pas des tendres

L’Iconoclaste, 2024

Le temps d’un été, Hélène revient s’occuper de son père. Chaque année, une laisse invisible la ramène au pays, dans ce coin perdu qui lui a donné son accent un peu rauque.


Hélène s’est construit une autre vie à Paris, une vie réussie comme on dit, mais dans la maison du lac elle redevient une petite fille obéissante. Rien n’a changé au village, ni les gens, ni cette pesanteur qui vous colle à la peau. Hélène n’est dupe de rien ni de personne, c’est une marque de fabrique chez elle.


Pourtant, cet été, tout se défait. Son frère veut vendre la maison, son père va mourir. Sur le marché, son regard croise celui d’un ancien amant. Leurs corps se retrouvent.

Et cet amour d’automne a pour tous les deux le goût de la liberté.

Mes Clandestines

Editions Jacqueline Chambon, 2015

Mathilde, Tamina, Camille Moravia, Clémence, tant de femmes aimées et complices ont jalonné la vie de la narratrice, se sont glissées en elle, comme autant de doubles – mes clandestines, dit-elle. Autant de façons de multiplier les expériences, autant de chances de se découvrir, de se dessiner en creux.

A travers l’amour pour la mère, la bienveillance amusée envers une rivale, la fascination pour l’artiste exhib’ sur Facebook et l’admiration pour Annie Emaux, se révèle l’oeil aigu de l’écrivain qui dissèque les coeurs, dévoile les corps et sonde les âmes. Cherche-t-elle à se trouver ou au contraire à se dissimuler en se fondant dans ses semblables, celle qui ne parle pas d’elle et n’a pas de nom, mais écrit ?

Le Livre des visages

Editions Jacqueline Chambon, 2012

Durant une année, Sylvie Gracia s’astreint à publier régulièrement sur Facebook une photo prise avec son téléphone portable, puis écrit la réaction spontanée que cette image fait naître en elle. S’invente alors au jour le jour une nouvelle forme du Journal littéraire où le plus intime surgit d’un étonnement, d’un éclat de colère, d’une peur d’être dévoilée, d’un désir soudain avoué. Ici, c’est le fragment, si consubstantiel à notre modernité, qui dévoile le réel, et la poésie la plus délicate comme la critique la plus féroce peuvent en naître. Ici l’instant est roi. Qu’il s’agisse du regard d’une femme de cinquante ans sur son propre corps, de la tendresse d’une mère pour ses filles, de l’appartement familier, d’un paysage urbain mais aussi d’idéologie ou de politique, l’œil est comme neuf, lavé, et même l’épreuve de la maladie, grâce à ce processus de distanciation, pourra peut-être se vivre autrement.

Une Parenthèse espagnole

Editions Verticales, 2009

« Luz est à mes côtés, silencieuse, pendant ces milliers d’heures passées à la recherche du tombeau de mots dans lequel j’embaume sa vie, comme j’embaume celle de Ramón, de Capa et d’Orwell, ou bien d’Antonio. La ronde des vivants et des morts. »

Deux événements viennent troubler le quotidien d’un homme approchant la cinquantaine : la mort de Luz, une amante de jeunesse, à l’issue d’une longue déchéance alcoolique ; le désir de son vieux père, un réfugié espagnol, de retourner dans son village natal. Glissant d’un pan à l’autre du souvenir, le narrateur bouscule toute chronologie pour faire résonner au présent, dans une langue limpide et écorchée, le deuil des utopies et d’autres fêlures plus intimes.

Sonia RISTIC

BIOGRAPHIE :

Née en 1972 à Belgrade, Sonia Ristić a grandi entre l’ex-Yougoslavie et l’Afrique, et vit à Paris depuis 1991. Après des études de lettres et de théâtre, elle a travaillé comme comédienne, assistante à la mise en scène et avec plusieurs ONG. Dans les années 2000, elle a fait partie du collectif du Théâtre de Verre et a créé sa compagnie, Seulement pour les fous. Elle encadre régulièrement des ateliers d’écriture et de jeu en France et à l’étranger.

QUELQUES LIVRES :

Celles qui se perdent

Intervalles, 2023

Entre Paris et la baie d’Arcachon, six femmes d’âges, d’origines, de milieux différents se retrouvent à un tournant de leur vie.

Il y a Joséphine, qui n’arrive plus à sortir de chez elle et qui se lance dans la conquête du monde virtuel.

Il y a Daphné, qui se sépare de son compagnon avec lequel elle bataille pour le partage de leur collection de meubles design.

Il y a Florence, qui se jette corps et âme dans des travaux de rénovation et qui espère échapper à la solitude en ouvrant une maison d’hôtes.

Il y a aussi Agnès, qui abandonne époux et enfants pour s’enfermer dans sa maison de vacances et peindre. Hortense, qui lit dans sa cuisine et égrène les souvenirs. Marion, qui ouvre en grand les placards renfermant les secrets de famille.

Sur un ton faussement léger et désinvolte, Celles qui se perdent raconte les tout petits cailloux qui font dérailler le cours d’une vie et les grandes tragédies qui se transmettent de génération en génération. Ces sept épisodes en forme de puzzle composent une histoire commune, dans la toile des hasards improbables et des choix assumés que tissent les liens féminins.

Triptyque en ré mineur

Intervalles, 2022

Belgrade, années 1970. Milena, une jeune scénariste, entame une relation épistolaire avec Sam, l’un des deux Américains qu’elle a rencontrés lors d’un séjour à Paris.

Berlin, années 1930. Clara, fille unique d’un couple d’avocats juifs et Lily, sœur aînée d’une famille ouvrière, se rencontrent et tentent de s’aimer.

France, 2020. En plein confinement, une romancière parisienne endeuillée reçoit une cantine remplie des lettres de Milena.

Dans cette Chambre à soi moderne, Sonia Ristic tisse un fil entre ces femmes mues par leur indépendance, leur créativité et leur fière détermination à vivre un amour qui soit à la hauteur de leur liberté.

Saisons en friche

Intervalles, 2020

Saisons en friche est un grand roman sur l’univers des squats. À travers des personnages attachants, Sonia Ristić restitue la saveur d’une période qui fut fondatrice dans son parcours littéraire. Elle plonge surtout le lecteur dans un tohu-bohu plein de charme où l’aventure se conjugue au collectif et où l’humain est au cœur de tout.

Sonia Ristić a puisé dans ses souvenirs la trame de ce roman sur un collectif d’artistes tiraillé entre les mille contradictions qui ont jalonné le quotidien de la plupart des squats. Si on y croise aussi les questionnements qui nervurent aujourd’hui la société française dans son ensemble, sans naïveté ni résignation, c’est peut-être tout simplement parce que la vie y est vécue plus intensément qu’ailleurs. C’est cette énergie militante, joyeuse et d’une vigueur inouïe qui émane de ce roman tumultueux et plein de tendresse.

Des fleurs dans le vent

Intervalles, 2018

Elle a vingt-quatre ans, une licence de lettres modernes avec laquelle elle peut au mieux espérer trouver un boulot de vendeuse au rayon librairie de la Fnac, toujours autant de comptes à régler avec papa, maman et docteur Freud, trois cents mots d’allemand et une centaine de thaï, deux histoires d’amour ratées et, à force de frimer en portant cinq assiettes à la fois, une tendinite chronique au poignet gauche.

Summer sent les larmes monter lorsque soudain, dans la foule, elle reconnaît les silhouettes de JC et Douma. Elle lâche son chariot et court vers eux. En un cillement, les deux années et demie, les routes, les villes, les questions existentielles, les tendinites s’envolent. Elle court se jeter dans les bras de Douma et JC, et elle pense que ce n’est pas grave, parce qu’elle finira bien par se trouver, parce qu’elle a aussi deux histoires d’amour réussies et parce qu’elle vient de rentrer à la maison.